AviList 2025 : nouveaux rétropédalages taxonomiques

Avec trois grandes listes mondiales des oiseaux – celles de BirdLife International (BirdLife’s Taxonomic Checklist), de l’International Ornithological Congress (IOC World Bird List) et du Cornell Lab of Ornithology (eBird/Clements checklist of Birds of the World) – évaluant indépendamment les révisions taxonomiques entre une et quatre fois par an, la situation était devenue confuse pour les utilisateurs finaux que sont les ornithos de terrain, car ces listes appliquaient des normes différentes, évaluaient les cas à des rythmes variables et aboutissaient parfois à des décisions contradictoires… En août 2018, une table ronde publique fut donc organisée lors du congrès de l’International Ornithologist’ Union qui s’est tenu à Vancouver, Canada. Elle rassemblait de nombreux acteurs de la taxonomie aviaire (BirdLife International, IOC, eBird/Clements, AOS-NACC et SACC), qui décidèrent de créer un groupe de travail sur la nomenclature aviaire (Working Group on Avian Nomenclature, WGAC), seule l’équipe Howard & Moore ayant choisi de ne pas participer à cet effort collaboratif. Créé à l’automne 2019, un comité taxonomique a travaillé de février 2020 à août 2024 pour produire une liste unifiée, et en 2024, le WGAC est devenu AviList, une entité dont l’objectif principal est de réduire le nombre de taxonomies indépendantes pour les oiseaux et de rendre celles qui existent plus interopérables. La première version d’AviList a été publiée en juin 2025 et les révisions futures devraient être effectuées au rythme d’une par an. Cette nouvelle liste réduit à 11 131 le nombre d’espèces d’oiseaux dans le monde, soit une baisse de 119 par rapport à la dernière version 15.1 de l’IOC World Bird List.

AviList 2025 bouleverse une fois encore la classification et a des conséquences notables pour les listes française et ouest-paléarctique. L’objectif visé, pourtant tout à fait louable, était d’établir une liste mondiale unifiée, consensuelle et mise à jour chaque année, qui remplacerait celles de BirdLife International, de l’IOC et de eBird/Clements. La British Ornithologists’ Union (BOU) l’a déjà adoptée comme nouvelle base pour la liste britannique et il est vraisemblable que la Commission de l’avifaune française (CAF) fasse de même pour la Liste officielle des oiseaux de France (LOF), puisqu’elle suit la liste IOC depuis des années. 

Aperçu de quelques nouveautés et retours en arrière proposés
Parmi les révisions les plus importantes figurant dans AviList 2025, il y a un grand nombre de regroupements (lumps) ou de séparations (splits) d’espèces, de changements de genre et de reclassifications, dont certains concernent directement l’avifaune française. En voici quelques exemples, accompagnés de la citation intégrale du commentaire d’AviList.

Sarcelle d’hiver, Pologne, janvier 2025 (© Michal Rycak) et Sarcelle à ailes vertes, États-Unis, mars 2022 (© Matt Misewicz)

• La Sarcelle à ailes vertes Anas carolinensis redevient une sous-espèce de la Sarcelle d’hiver Anas crecca.
« Le taxon carolinensis est considéré comme une sous-espèce d’Anas crecca en raison des niveaux élevés d’introgression et de l’absence de différences connues dans les vocalisations nuptiales. Même si les données sur l’ADN mitochondrial montrent une divergence assez importante entre ces taxons (Peters et al. 2012), l’absence de divergence génomique (McLaughlin et al. 2020, Spaulding et al. 2023) montre que le flux génétique par les mâles est important. »

• Le Puffin des Baléares Puffinus mauretanicus est regroupé avec le Puffin yelkouan Puffinus yelkouan pour (re)former le Puffin de Méditerranée Puffinus yelkouan.
« Le taxon mauretanicus est vu comme une sous-espèce de Puffinus yelkouan, d’après l’analyse des données génomiques (Ferrer Obiol et al. 2021, 2023), soutenue par l’ADN mitochondrial (Genovart et al. 2005, 2012) et les données phénotypiques (Genovart et al.2012). L’ADN mitochondrial et les données génomiques indiquent tous deux des niveaux de différenciation assez faibles, comparables ou inférieurs à ceux rapportés pour les sous-espèces de P. puffinus (Genovart et al. 2005, Rodríguez et al. 2020, Ferrer Obiol et al. 2023), et montrent qu’il y a un échange de gènes entre mauretanicus et yelkouan ; les traits phénotypiques montrent aussi des signes d’intermédiarité et de mélange chez mauretanicus (Genovart et al. 2012). Même si on a signalé un appariement sélectif et des vocalisations distinctes (Curé et al. 2010), les preuves disponibles ne sont pas suffisantes pour confirmer des différences au niveau de l’espèce. »

Puffin yelkouan, France, mai 2024 (© Yann Muzika) et Puffin des Baléares, Portugal, janvier 2022 (© Rui Pereira)

• La Sterne de Cabot (Sterne caugek américaine) Thalasseus acuflavidus est regroupée avec la Sterne caugek T. sandvicensis, mais cela pourrait encore (re)changer si l’on en croit le commentaire d’AviList.
« Le taxon acuflavidus (polytypique, incluant eurygnathus) est considéré comme conspécifique avec Thalasseus sandvicensis sur la base des preuves disponibles. L’absence apparente de différences vocales et les motifs complexes de variation phénotypique doivent être étudiés plus en détail. Les données sur l’ADN mitochondrial (Efe et al. 2009, Collinson et al. 2017) indiquent une paraphylie au sein de T. sandvicensis, mais cela pourrait être dû à la capture de l’ADNmt, car on manque de données génomiques à l’appui. Il faudrait faire une étude complète de la variation phénotypique et génétique dans ce complexe. »

• La Corneille mantelée Corvus cornix redevient une sous-espèce de la Corneille noire Corvus corone.
« Le taxon cornix (polytypique) est considéré comme conspécifique avec Corvus corone sur la base des données disponibles. Ce complexe est divisé de manière variable en deux espèces selon des lignes de plumage distinctes : C. corone, entièrement noire (polytypique, incluant orientalis), et C. cornix, partiellement grise, qui forment un motif de distribution en saut de mouton et s’hybrident dans plusieurs zones de contact. Il existe des preuves d’une introgression importante de l’ADN mitochondrial au sein de ce complexe, y compris à partir de C. torquatus adjacente (Haring et al. 2012, Kryukov 2019), et une discordance entre les motifs de divergence génomique et la coloration du plumage (Poelstra et al. 2014, Vijay et al. 2016). De plus, l’analyse des interactions phénotype-génotype dans les zones hybrides montre que différents gènes sont à l’origine de la coloration entièrement noire chez les populations largement disjointes d’orientalis et de corone (Vijay et al.2016). Ces résultats indiquent que des recherches supplémentaires sont nécessaires pour déterminer le nombre et l’emplacement (le cas échéant) des frontières entre les espèces dans ce complexe. »

Corneille mantelée, Espagne, avril 2024 (© Manuel Segura Herrero) et Corneille noire, France mars 2022 (© Alexis Lours)

• Le Tarier de l’Amour Saxicola stejnegeri est regroupé avec le Tarier de Sibérie Saxicola maurus.
« Le taxon stejnegeri est considéré comme appartenant à la même espèce que Saxicola maurus en attendant des recherches plus poussées. Même si les données sur l’ADN mitochondrial (Zink et al. 2009, Illera et al. 2008) indiquent des divergences importantes au sein des traquets asiatiques, tous les taxons n’ont pas été échantillonnés. En plus, les taxons non échantillonnés ont des noms scientifiques plus anciens et pourraient être étroitement liés à stejnegeri ; par conséquent, la séparation de stejnegeri est considérée comme prématurée ; des données génomiques sont nécessaires. Saxicola torquatus est considéré comme trois espèces sur la base des preuves disponibles : S. maurus (traquets asiatiques, polytypiques), S. torquatus(traquets africains, polytypiques) et S. rubicola (traquets européens, polytypiques). Les données génomiques (Van Doren et al. 2017) et l’ADN mitochondrial (Zink et al. 2009, Illera et al. 2008) ne permettent pas de retrouver S. torquatus sensu lato comme monophylétique, avec S. dacotiae intégré à celui-ci. Une révision taxonomique plus complète de ce complexe est nécessaire compte tenu des similitudes écologiques et phénotypiques entre ces espèces. »

• Le Petit Gravelot change de genre et devient Thinornis dubius, tandis que le Guignard d’Eurasie redevient Eudromias morinellus
« En se basant surtout sur les analyses phylogénétiques de Dos Remedios et al.(2015) et Černý & Natale (2022), le genre Charadrius élargi est divisé en plusieurs genres : un genre monotypique Eudromias (E. morinellus) ; un genre réduit Charadrius (polytypique ; C. vociferusC. hiaticulaC. semipalmatus et C. melodus) ; un genre monotypique Zonibyx (Z. modestus) ; un genre polytypique Thinornis (incluant T. cucullatusT. melanopsT. novaeseelandiaeT. forbesiT. tricollarisT. dubius et T. placidus) ; cinq genres monotypiques non inclus dans la phylogénie de Dos Remedios et al. (2015),PhegornisOreopholusElseyornisErythrogonys et Peltohyas ; et un grand genre polytypique Anarhynchuscomprenant les espèces restantes précédemment placées dans Charadrius. Il faudra faire plus de recherches pour mieux définir les limites génériques dans la famille Charadriidae. »

Petit Gravelot, Espagne, avril 2023 (© Kevin Hughes)

• Le Gobemouche tyrrhénien Muscicapa tyrrhenica (incluant le Gobemouche des Baléares M. t. balearica) redevient une sous-espèce du Gobemouche gris Muscicapa striata. Il semble que l’article de Wroza (2019) sur les vocalisations très particulières du Gobemouche tyrrhénien n’ait pas été consulté par ces spécialistes…
« Le taxon tyrrhenica (polytypique, incluant balearica) est vu comme appartenant à la même espèce que Muscicapa striata (polytypique) d’après les éléments disponibles. Même si les données sur l’ADN mitochondrial montrent une divergence modérée entre les formes insulaires et continentales de M. striata (Pons et al. 2016), les données disponibles sur le plumage et l’écologie ne le confirment pas ; il faudrait faire plus de recherches. »

•Le Traquet des basaltes Oenanthe warriae et le Traquet halophile Oenanthe halophila sont de nouveau regroupés avec le Traquet deuil Oenanthe lugens.
« Oenanthe lugens est divisé en trois espèces polytypiques en raison de différences dans le plumage et la morphométrie (Shirihai & Svensson 2018), et dans la génétique (Förschler et al. 2010, Schweizer & Shirihai 2013, Schweizer et al. 2019) : O. lugensO. lugubriset O. lugentoides. Les données sur l’ADN mitochondrial (Schweizer & Shirihai 2013) ont révélé trois clades profondément divergents, ce qui correspond à un traitement en trois espèces, tandis que les données génomiques (Schweizer et al. 2019) démontrent également la non-monophylie du complexe O. lugens sensu lato. Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour déterminer si d’autres divisions sont justifiées. Le taxon warriae et le taxon halophila sont considérés comme conspécifiques de Oenanthe lugens sur la base du plumage et de la génétique. Les divergences de l’ADN mitochondrial sont assez faibles (Schweizer & Shirihai 2013) et, avec les données limitées sur l’ADN nucléaire, ne justifient pas la division. Les différences de plumage entre halophila et lugens sont minimes, tandis que warriae, qui a un aspect différent, pourrait être une forme adaptée au substrat ; des études supplémentaires, notamment sur les vocalisations, sont nécessaires. »

De g. à dr., Traquet halophile, Maroc, janvier 2015 (© Christoph Moning), Traquet deuil, Jordanie, septembre 2022 (© Gareth Hugues) et Traquet des basaltes, Jordanie, décembre 2023( © Micha Mandel)

Faire et défaire…
Si comme le prétend l’adage « Faire et défaire, c’est toujours travailler », les taxonomistes prouvent une nouvelle fois qu’ils sont de grands travailleurs ! Ils semblent toutefois oublier les milliers, voire les millions, d’ornithologues qui seront affectés par leurs incessants changements, retours en arrière taxonomiques et rétropédalages… Mais peut-être souffrent-ils du syndrome de Pénélope ? En effet, pour nombre d’espèces, cette nouvelle liste des oiseaux du monde proposée par AviList est une révolution… au sens giratoire du terme ! On évolue vers quelque chose de nouveau et on s’empresse de revenir à son point de départ… voire à une nomenclature du XIXe siècle.
 
Depuis quelques années, je m’interroge sur l’intérêt de citer le nom scientifique des espèces dans mes livres et mes articles, puisqu’il est susceptible de ne plus être le même un an plus tard… Son but principal étant de fournir une terminologie commune aux ornithos de toutes nationalités, il serait peut-être plus judicieux d’utiliser pour cela les noms vernaculaires anglais des oiseaux, qui eux ne sont pas sujets à des changements périodiques et qui existent pour toutes les espèces (et la quasi-totalité des sous-espèces) de la liste mondiale.
 
Ou bien pourrait-on se contenter d’une nomenclature fondée sur les « taxons » reconnaissables sur le terrain, peu importe qu’on considère ceux-ci comme des espèces à part entière ou des sous-espèces, et pour cela il suffirait qu’on oublie leur nom « scientifique » ; un nom vernaculaire en français pour chaque espèce et sous-espèce suffirait. Car quels que soient son statut taxinomique et son nom scientifique, la Corneille mantelée pourra toujours être différenciée de la Corneille noire, la Bergeronnette flavéole de la Bergeronnette des Balkans, etc. 
 
Mais le plus incroyable dans cette liste, c’est que la plupart des commentaires d’AviList justifiant les changements indiquent en substance qu’en l’état actuel des connaissances, on ne peut être certain de rien et qu’il faudrait faire des études complémentaires pour en savoir plus… Cela devrait inciter tout scientifique sérieux et rigoureux à ne rien changer avant que les résultats des-dites études aient été publiés… et bien non, là ils font l’inverse, ils reviennent une nouvelle fois en arrière, avec le risque, probable dans certains cas, de réaliser plus tard que finalement il fallait bien séparer tels ou tels taxons plutôt que de les réunir en une seule espèce. En somme, dans le domaine de la taxonomie, quand on a un doute, on ne s’abstient surtout pas… on change tout ! Par ailleurs, quasiment toutes les justifications de ces modifications se font à l’aune exclusive de la génétique. Il est rarement fait mention des aspects phénotypiques, bioacoustiques, comportementaux et/ou écologiques des espèces mentionnées, ou seulement de façon secondaire. Pourtant, comme l’imagerie médicale est un élément du diagnostic en médecine, la génétique est un élément du diagnostic spécifique, et elle ne doit pas être le critère exclusif.
 
Et au-delà des complications et des agacements que cela provoque chez les ornithos de terrain qui, comme moi, ont envie de stabilité… cela ne risque-t-il pas de mettre en péril des taxons rares et en déclin, qui en redevenant une sous-espèce d’un oiseau plus commun pourraient ne plus bénéficier de la protection dont ils ont besoin ? Ainsi, en décidant que le Puffin des Baléares et le Puffin yelkouan ne sont qu’une seule et même espèce, à savoir le Puffin de Méditerranée, le « plus rare des oiseaux marins d’Europe » n’existe plus en tant qu’espèce « en danger critique » d’extinction, il devient juste la sous-espèce occidentale d’une espèce classée « vulnérable ».  Dès lors se pose la question de savoir si l’on peut mettre en œuvre un PNA pour une espèce qui n’est pas (encore) en danger et a fortiori pour une sous-espèce marginale de celle-ci ?

Guignard d’Eurasie, Finlande, juin 2015 (© Ian Davies)

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Citation recommandée : Duquet M. (2025). AviList 2025 : nouveaux rétropédalages taxonomiques. Post-Ornithos (marcduquet.com) 2 : e2025.07.17.