Florilège de bonnes nouvelles ornithologiques

Vanneau sociable, adulte, Espagne, avril 2010 (© Miguel Rouco)

Pour terminer cette année 2025 sur une note optimiste, voici quelques informations ornithologiques pleines d’espoir, résultant de publications scientifiques récentes, certaines déjà reprises sur Ornithomedia ou BirdGuides. Il s’agit uniquement de nouvelles positives, notamment d’effectifs importants d’espèces menacées ou en déclin, ou de records divers. Elles démontrent, dans le climat pessimiste actuel, que tout espoir n’est pas perdu !

Le cap des 50 couples d’Aigles de Bonelli a été franchi en France

Le bilan de la reproduction de l’Aigle de Bonelli en France en 2025 a été publié le 28 juillet dernier sur la page Facebook du Groupe Ornithologique du Roussillon (GOR66 28/07/2025). Cette année, la population française de ce rapace mythique comptait 51 couples cantonnés (20 couples en Occitanie, 31 en Provence-Alpes-Côte d’Azur et Ardèche), dont 38 ont niché et produit 34 poussins. Ces chiffres montrent que l’espèce continue de progresser (49 couples cantonnés et 27 jeunes produits en 2024), mais sont surtout très encourageants quand on sait qu’il ne restait que 22 couples en France en 2002. À ce rythme-là, l’Aigle de Bonelli retrouvera peut-être l’effectif de 80 couples qu’il avait dans les années 1960 dans l’Hexagone.

Aigle de Bonelli, adulte, Espagne, novembre 2025 (© Marcos Lacasa)

Jusqu’à 22000 couples de Robins à flancs roux en Finlande

Le tout premier Robin à flancs roux de Finlande a été signalé début juillet 1949 près de Kuopio, dans l’est du pays. L’espèce a alors fait l’objet de recherches systématiques et une première estimation de la population finlandaise à la fin des années 1950, faisant état de 500 couples. Cet effectif était-il surestimé ? En effet, à la fin des années 1980, un nouveau recensement estimait à moins de 10 couples le nombre de Robins à flancs roux de Finlande… Les recensements ultérieurs, obtenus par le biais de transects linéaires, ont abouti aux résultats suivants : 200-300 couples au milieu des années 1990, 1500 pour la période 2013-2018 et entre 4100 et 22000 (!) de 2019 à 2024, traduisant une véritable explosion des effectifs. En dehors de la Finlande, un millier de couples nichent également en Suède et une dizaine en Norvège. Les raisons de cette progression fulgurante du Robin à flancs roux vers l’ouest ne sont pas claires, mais le réchauffement des étés finlandais, qui les fait ressembler aux étés sibériens, pourrait favoriser ce type d’espèces forestières orientales (Rajasärkkä 2025).

Robin à flancs roux, mâle, Finlande, juillet 2023 (© Maksymilian Paczkowski)

La population de Faucon sacre en augmentation en Hongrie et en Roumanie

Le Faucon sacre se porte plutôt bien en Europe. En 2024, la population hongroise a connu une année record avec 200-220 couples nicheurs, dont 177 ayant élevé 530 jeunes, soit 100 de plus qu’en 2023 (Bagyura et al. 2024). Dans l’ouest de la Roumanie, on dénombrait 43 couples en 2023, contre moins de 15 en 2016 (Prommer et al. 2025b). Une étude menée de 2012 à 2022 a estimé les effectifs européens à 535-700 couples en 2022 et identifié trois sous-populations distinctes : celles de l’ouest et de l’est de l’Europe centrale, interconnectées et en augmentation (totalisant 367 couples), et celle d’Europe orientale (littoral de la mer Noire), qui est en déclin et compte 203-327 couples (Prommer et al. 2025a, Sakerroads 28/01/2025)

Corneille mantelée harcelant un Faucon sacre, Hongrie (© Jan Svetlik)

Un groupe de plus de 5000 Vanneaux sociables en Ouzbékistan

Situé près de la frontière avec le Turkménistan, le réservoir de Talimarzhan (Ouzbékistan) est un site de halte migratoire important pour le Vanneau sociable. Il peut accueillir jusqu’à 6000 individus en août-septembre pendant la migration automnale, ce qui représente une part importante de la population mondiale. En 2022, un maximum de 5200 individus y avait été dénombré et les effectifs de l’automne 2025 ont atteint des chiffres similaires, ce qui représente l’un des plus grands groupes observés au cours des dernières décennies (OSME 28/10/2025). Suite à l’effondrement des populations des steppes eurasiennes et à la contraction de son aire de répartition l’espèce a été placée en catégorie EN (En danger critique d’extinction) sur la Liste rouge de l’UICN. Dans le nord du Kazakhstan, ses effectifs ont chuté de 40% entre 1930 et 1960 et de nouveau de 50% entre 1960 et 1987. Des études récentes menées dans le centre du Kazakhstan (principalement à Korgalzhyn) suggèrent toutefois que la tendance démographique s’est stabilisée et commencerait même à s’inverser. Espérons que le groupe extraordinaire observé en Ouzbékistan cet automne traduit l’évolution positive de la population de l’espèce.

Vanneau sociable, adulte, Turquie, octobre 2023 (© Kuzey Cem Kulaçoglu)

Quelque 8000 Faucons kobez rassemblés à Hortobágy en septembre

Chaque automne, entre 1000 et 2000 Faucons kobez se rassemblent dans les steppes du parc national d’Hortobágy, dans l’est de la Hongrie, avant d’entreprendre leur migration postnuptiale vers l’Afrique australe (de l’Angola et de la Zambie à la Namibie et à  l’Afrique du Sud). Mais en 2025, l’effectif enregistré a atteint le nombre impressionnant de 8000 individus à la mi-septembre, un spectacle fantastique à observer selon les ornithos locaux. En lien avec cette gigantesque concentration d’oiseaux, un méga-dortoir comptant plus de 5000 Faucons kobez s’est également formé, le plus grand jamais enregistré dans le bassin des Carpates (SakerTours 30/09/2025). Une bonne nouvelle pour cette espèce, classée Vulnérable (VU) par l’UICN.

Faucons kobez, mâles et femelle, Turquie, avril 2021 (© Cenk Polat)

Plus de 4600 Érismatures à tête blanche en Bulgarie en octobre 2025

Un effectif record de 4603 Érismatures à tête blanche a été dénombré en Bulgarie sur le lac Burgas le 25 octobre 2025. Ce lac constitue l’un des sites européens les plus importants pour l’espèce, dont la population mondiale, estimée entre 5300 et 8700 adultes, est en fort déclin. L’effectif dénombré cet automne représente entre 30 et 60% de la population hivernante européenne. Au cours de la dernière décennie, le nombre d’Érismatures à tête blanche hivernants avait fortement chuté, atteignant quelques centaines d’individus au lac de Burgas. Mais au cours des derniers hivers, la tendance s’est inversée de façon spectaculaire, avec un précédent record de 4163 individus à l’automne 2024. L’origine de ces oiseaux et cet effectif remarquable restent méconnus, mais cette observation est une véritable note d’espoir pour l’avenir de ce canard menacé (PSPB 27/10/2025).

Érismatures à tête blanche, mâles, Turquie, mai 2022 (© Alper Tüydeş)

Première nidification de l’Élanion blanc en Hongrie et au Danemark 

L’Élanion blanc poursuit l’expansion de son aire de répartition vers l’Europe centrale et septentrionale. Au cours de l’été 2025, un couple a ainsi niché avec succès dans le sud-est de la Hongrie près du lac Fehér à Kardoskút (parc national Körös-Maros). La femelle a pondu quatre œufs, dont deux ont éclos, et fin août, les deux juvéniles ont été bagués avant de prendre leur envol. Il s’agit du premier cas de reproduction de l’espèce en Hongrie (The Ornithologist 5/09/2025). Observé occasionnellement depuis 2012 en Hongrie, l’Élanion blanc avait été noté à plusieurs reprises dans le parc national de Körös-Maros depuis 2022 (Hungary Today 6/09/2025).

L’année 2025 a aussi fourni le premier cas de reproduction de l’Élanion blanc au Danemark, où un couple construisant un nid et s’accouplant a été observé en septembre près d’Aulum, dans l’ouest du Jutland. Aucune information n’a été publiée sur la réussite ou non de cette nidification, mais avec une période d’incubation d’environ un mois et un séjour au nid d’un mois également, l’envol aurait du avoir lieu en novembre, risquant de compromettre les chances de survie des juvéniles (The Danish Dream 10/09/2025).

Élanion blanc, adulte, Espagne, novembre 2019 (© Ana Mendes do Carmo)

Augmentation de la population norvégienne de Chouette de l’Oural

La Chouette de l’Oural a été observée pour la première fois en Norvège en 1886. Jusqu’en 2000, au maximum 16 sites de nidification étaient connus dans le pays, dont 14 dans le comté de Hedmark, au sud-est du pays, où le nombre de nids occupés n’a jamais dépassé deux par an (au maximum trois en 1981). De 2000 à 2021, dans le cadre du «Projet Chouette de l’Oural», 451 nichoirs ont été installés dans les régions frontalières du comté de Hedmark (Norvège) et de la municipalité de Torsby dans le nord du Värmland (Suède). La Suède voisine abrite une population estimée à 5400 Chouettes de l’Oural adultes, et l’espèce y niche principalement dans des chandelles (troncs creux et cassés) de pins, un type de nidification qui n’a été observé qu’une seule fois en Norvège. Dans la partie suédoise de la zone d’étude (nord du Värmland), le nombre de nids de Chouettes de l’Oural a augmenté chaque année jusqu’en 2010, et le nombre annuel de nids a varié ensuite entre 32 et 39 selon les années. Profitant des nichoirs et de la croissance de la population suédoise de Chouettes de l’Oural du Värmland, l’espèce a conquis de nouvelles zones en Norvège et la population nicheuse du Hedmark a augmenté de manière significative. Le retour des cycles de campagnols à partir de 2010, avec plusieurs années de pic élevé, a également dû favoriser cette augmentation de population. Dans le Hedmark, où un seul site de nidification était utilisé jusqu’en 2005, grâce à l’installation des nichoirs le nombre de couples de Chouettes de l’Oural nicheuses a ainsi augmenté au gré des pics de population des petits rongeurs : 3 en 2007, 9 en 2011, 14 en 2014 et 2018, et 23 en 2022 (Nyhus et al. 2023).

Chouette de l’Oural, adulte, Pologne (© Michal Rycak)

Le plus vieil oiseau au monde, un Albatros de Laysan, se reproduit encore à 75 ans

Située au nord-ouest d’Hawaï, la réserve naturelle nationale de l’atoll de Midway abrite la plus grande colonie d’albatros au monde, avec jusqu’à 450000 couples nicheurs d’Albatros de Laysan. En 2025, le plus vieil oiseau sauvage connu au monde, une femelle baptisée Wisdom, a eu un poussin à l’âge respectable de 75 ans. Baguée en décembre 1956 sur cet atoll alors qu’elle couvait (elle avait donc au moins 6 ans), Wisdom défie toutes les connaissances en matière de vieillissement dans la nature : elle a aujourd’hui environ 75 ans (mais il est possible qu’elle soit plus âgée encore…). Au cours de sa vie, elle aura pondu 50-60 œufs et élevé avec succès plus de 30 poussins, un incroyable record pour un oiseau sauvage, passant de surcroît une grande partie de l’année dans un environnement aussi hostile que la haute mer. Au fil des décennies, on estime que cette femelle Albatros de Laysan a parcouru environ 3,7 millions de kilomètres au-dessus de l’océan Pacifique, l’équivalent de 100 fois le tour du monde. En décembre 2024, pour la première fois depuis quatre ans, elle a pondu un œuf, qui a éclos au début de l’année 2025 et donné un poussin viable, faisant de Wisdom le plus vieil oiseau connu à s’être reproduit avec succès (ACAP 5/05/2025, Friends of Midway Atoll 20/05/2025). Mi-novembre 2025, elle était déjà de retour sur son nid, attendant son partenaire pour entamer une nouvelle reproduction (BirdGuides 10/12/2025).

Albatros de Laysan, adulte, Californie, mai 2025 (© Mark Sheel)

Après avoir failli disparaître, la Grue blanche américaine est en voie d’être sauvée

Autrefois répandue dans une grande partie de l’Amérique du Nord, la Grue blanche (Whooping Crane) a subi un déclin catastrophique au début du XXe siècle, en raison de la chasse et de la destruction de ses habitats. L’espèce était au bord de l’extinction en 1941, avec seulement 14 adultes recensés, mais grâce aux mesures de protection prises en collaboration avec le Canada, on dénombrait déjà une cinquantaine d’individus en 1967. Un programme de réintroduction a été entrepris en 2011 en Louisiane permettant à l’espèce de nicher à nouveau dans cet État ainsi qu’au Texas. Mais à ce jour, il n’existe qu’une seule population sauvage autosuffisante, se reproduisant dans et autour du parc national Wood Buffalo au Canada et migrant vers les marais côtiers du Texas pour l’hiver, en particulier dans la réserve nationale de faune sauvage d’Aransas. Le recensement effectué en janvier 2025 à Aransas par les biologistes du Service américain des pêches et de la faune sauvage (USFWS) a établi un nouveau record de 557 oiseaux, parmi lesquels au moins 41 juvéniles. Ces derniers, reconnaissables à leur plumage lavé de fauve, proviennent des zones de reproduction canadiennes du parc national Wood Buffalo. À titre de comparaison, 536 oiseaux (dont 88 juvéniles) avaient été recensés en janvier 2023, 543 en 2022, 431 en 2016-2017, 329 en 2015-2016 et 308 en 2014-2015. En dépit du nombre plus faible de juvéniles nés en 2024 par rapport à 2023, la population connaît un taux de croissance démographique à long terme de l’ordre de 4,3 %. Ce renouveau de la Grue blanche est le résultat de l’engagement à long terme des organisations de conservation nord-américaine (U.S. Fish & Wildlife Service 30/06/2025).

Grue blanche, adulte, Texas, février 2022 (© Skye Haas)

Le déclin du Bécasseau spatule ralentit, suscitant un espoir pour l’avenir de l’espèce

Le Bécasseau spatule, l’un des limicoles les plus menacés au monde, niche dans la toundra côtière de la province de Tchoukotka, dans l’extrême nord-est de la Russie, et migre le long des côtes d’Asie de l’Est pour passer l’hiver dans les vasières intertidales du sud de la Chine et de l’Asie du Sud-Est. Dans les années 2000, sa population diminuait d’environ 26% chaque année. Mais grâce à des efforts coordonnés tout au long de la voie de migration Asie de l’Est-Australasie, le déclin de ce petit limicole au bec étonnant a ralenti, tombant à 8% par an au cours de la période 2009-2016 et 5% par an de 2014 à 2022. Certes, ce chiffre reste grave, mais il n’a rien à voir avec l’effondrement catastrophique que l’on redoutait. La population mondiale de l’espèce est actuellement estimée entre 330 et 550 adultes (Zöckler et al. 2025).
Depuis le premier plan d’action (Zöckler et al. 2010), la chasse aux limicoles a été considérablement réduite sur les sites clés tout au long de la voie de migration et plus de 830000 ha d’habitats ont été protégés, notamment sur les côtes de la mer Jaune et dans le golfe de Mottama. Le recours aux émetteurs satellites a permis de mettre à jour des sites de halte migratoire inconnus, le baguage a amélioré les estimations démographiques et les enquêtes sur le terrain sont désormais beaucoup mieux coordonnées entre les pays. Parallèlement, le programme pionnier de Meinypil’gyno a permis de relâcher plus de 200 juvéniles, ce qui a manifestement ralenti le rythme du déclin.
Le nouveau plan d’action 2025-2035 affiche un certain optimisme. Les efforts coordonnés de la dernière décennie ont prouvé que des actions ciblées peuvent stabiliser une espèce dont on prévoyait la disparition avant 2025. Le défi de ce nouveau plan d’action consiste désormais à transformer cette stabilisation en rétablissement. Avec une espèce migratrice qui traverse certaines des côtes les plus développées de la planète, le succès dépendra d’une collaboration internationale à une échelle sans précédent. Celle-ci est désormais en place : des groupes de conservation locaux plus forts, des équipes de recherche mieux équipées, une meilleure protection des sites et un nombre croissant de partisans à l’échelle mondiale engagés à sauver l’un des limicoles les plus caractéristiques au monde.
S’il est pleinement mis en œuvre, le plan 2025-2035 a le potentiel non seulement d’assurer l’avenir du Bécasseau spatule, mais aussi de transformer les perspectives de conservation de nombreux autres limicoles partageant la même voie de migration. Une décennie de décisions difficiles, d’investissements stratégiques et de collaboration inlassable est devant nous, mais pour la première fois depuis des années, la voie vers le rétablissement du Bécasseau spatule est clairement tracée (Zöckler et al. 2025, Rare Bird Alert 11/2025).

Bécasseau spatule, adulte internuptial, Chine, octobre 2019 (© Lefei Han)

Références : • Bagyura J., Haraszthy L., Szitta T., Solti B., Jánossy D., Prommer M., Fidlóczky J. & Horváth M. (2024). Population trend and diet of Saker Falcons (Falco cherrug) in Hungary between 1980 and 2024. Ornis Hungarica 33(1) : 70-97. • Nyhus G.C., Fredriksson Ø., Mæhlen A. & Holmsand M. (2023). Slagugle i Hedmark og nordlige Värmland. Bestandsutvikling, habitatvalg, forflytninger og reproduksjon fra 2001 til 2022 [Ural Owl in Hedmark and northern Värmland. Population development, habitat selection, movements and reproduction from 2001 to 2022]. BirdLife Norge, Rapport 4-2023. • Prommer M., Bagyura L., Chavko J. et al. (2025a). Beyond borders: A decade of change in Europe’s Saker Falcon (Falco cherrugGray, 1834) population (2012-2022). Ornis Hungarica 33(1) : 26-48. • Prommer M., Hegyeli Zs. & Nagy A.(2025b). Population recovery and spatial determinants of occupancy and breeding success in the Saker Falcon (Falco cherrug): A study from Western Romania. Ornis Hungarica 33(1) : 141-158. • Rajasärkkä A. (2025). Sinipyrstö – 75 vuotta Suomen ensihavainnosta [Red-flanked Bluetail – 75 years in Finland]. Linnut-vuosikirja 2024 : 152-163. • Zöckler C., Insua-Cao P. & Chowdhury S.U. (2025). International Single SpeciesAction Plan for the Conservation of the Spoon-billed Sandpiper Calidris pygmaea 2025-2035. East Asian-Australasian Flyway Partnership, Incheon, Republic of Korea. • Zöckler C., Syroechkovskiy E.E. & Bunting G. (2010). International Single Species Action Plan for the Conservation of the Spoon-billed Sandpiper(Eurynorhynchus pygmeus). BirdLife International/CMS Secretariat, Technical Report Series 23.

Citation recommandée Duquet M. (2025). Petit florilège de bonnes nouvelles ornithologiques. Post-Ornithos 2 : e2025.12.27.