Origine des passereaux néarctiques vus en Europe

Chaque automne, essentiellement en octobre, des passereaux néarctiques s’égarent en Europe, principalement en Irlande et en Grande-Bretagne. En France, ce sont principalement les îles d’Ouessant et de Sein, à la pointe de la Bretagne, qui accueillent ces oiseaux venus d’Amérique du Nord, mais quelques individus voyagent parfois jusque sur les côtes françaises, des Hauts-de-France au Pays basque. Pourquoi et comment de si petits oiseaux traversent-ils l’océan Atlantique de l’Amérique du Nord jusqu’à l’Europe ? De quelle partie du continent nord-américain proviennent-ils ? Quelles espèces ont-elles déjà été vues en France ? Quelles autres espèces sont-elles susceptibles d’être ajoutées à la liste française ? Je vais essayer de répondre à ces questions, à l’approche du mois d’octobre, de ces tant espérés « yankees » et des éventuelles « premières » françaises qui arriveront d’outre-Atlantique ! Ce premier volet est consacré à l’origine des passereaux néarctiques observés en Europe et aux conditions météorologiques qui leur font traverser l’Atlantique.

Viréo à œil rouge, États-Unis, juillet 2020 (© Ryan Schain)

Comment arrivent-ils en Europe ?
En septembre et octobre, d’importants mouvements migratoires ont lieu dans le nord-est du Canada et des États-Unis (Farnsworth et al. 2016). L’essentiel de ce passage s’effectue au-dessus des terres, mais des centaines de millions d’oiseaux survolent également l’ouest de l’Atlantique Nord en direction de leurs zones d’hivernage dans les Caraïbes, en Amérique centrale ou en Amérique du Sud (Dokter et al. 2018). Ces migrateurs sont alors susceptibles d’être pris dans des tempêtes évoluant en direction de l’Europe et ainsi emportés jusque sur nos côtes, en premier lieu sur les îles atlantiques. Ce phénomène a pour la première fois été décrit par Nisbet (1963), qui évoquait le rôle joué par les puissants vents d’ouest et les cyclones tropicaux, puis par Sharrock (1971) et Durand (1972), avant d’être étudiés d’un point de vue météorologique par Elkins (1979). Ce dernier a démontré qu’il existait une corrélation entre l’arrivée d’espèces néarctiques en Europe et les vents forts d’ouest à sud-ouest soufflant sur l’Atlantique et a associé la plupart des cas de désorientation des migrateurs aux zones de front qui se produisent entre la Nouvelle-Écosse, l’île Hatteras (Caroline du Nord) et les Bermudes. Mais contrairement à ce que supposait Nisbet (1963), Elkins (1979) considère que les tempêtes tropicales ne jouent qu’un rôle minime dans les traversées transatlantiques d’oiseaux nord-américains. Ces derniers sont généralement entraînés par les vents de sud-ouest qui se forment autour de masses d’air chaud et humide (systèmes de basse pression) au contact des masses d’air froid continental (systèmes de haute pression avec des vents de nord-ouest) le long de la côte est de l’Amérique du Nord, avant de pénétrer dans l’Atlantique Nord occidental (Lees et al. 2024). Ainsi, à cette époque, la descente de masses d’air polaire se heurte, au niveau du golfe du Mexique, à de puissants cyclones tropicaux ayant pris naissance au large de l’Afrique équatoriale, et la rencontre de ces masses d’air, dont la différence de température est importante, génère la formation de dépressions qui se creusent et se déplacent très rapidement des côtes orientales de l’Amérique du Nord jusqu’à l’Europe. Une fois pris dans un tel système météorologique, les oiseaux sont emportés vers l’est (en direction de l’Europe) par des dépressions qui se déplacent très vite (Elkins 1979, 1999, Lees & Gilroy 2009). Deux catégories de passereaux néarctiques sont concernés par ces traversées transatlantiques forcées à l’automne : d’une part, les migrateurs du Canada et du nord-est des États-Unis qui survolent l’Atlantique occidental, profitant de puissants vents arrière pour faciliter leur voyage vers les Antilles et au-delà ; d’autre part, les oiseaux qui nichent dans le sud et qui ont tendance à migrer à contre-sens (= migration inversée), c’est-à-dire vers le nord-est, dans les courants d’air chauds de l’automne (Elkins 2008).
Elkins (2008) a par la suite mis en évidence l’influence de l’oscillation nord-atlantique, plus connue sous l’abréviation NAO (= North Atlantic Oscillation), sur les vents d’ouest soufflant dans l’Atlantique Nord. La NAO décrit les variations du régime océan-atmosphère et se mesure comme la différence de pression atmosphérique entre l’anticyclone des Açores et la dépression d’Islande (pour des raisons pratiques, elle est calculée à partir des valeurs mesurées à Lisbonne et à Reykjavik). Un indice NAO positif traduit une circulation vigoureuse dans laquelle les vents de secteur ouest sont fréquents et forts, tandis qu’un indice très négatif correspond à un blocage des vents d’ouest. C’est un facteur climatique très important, qui détermine la position et la trajectoire des perturbations météorologiques touchant l’Europe de l’Ouest et influe donc directement sur l’arrivée potentielle de passereaux néarctiques de ce côté de l’Atlantique.

Oriole de Baltimore, Canada, novembre 2020 (© Alix d’Entremont)

Peuvent-ils effectuer la traversée d’une seule traite ?
Les capacités de vol des passereaux sont plus importantes que l’on pourrait le supposer. De nombreux migrateurs au long cours stockent en effet assez de graisse avant leur départ pour leur permettre de voler sans escale durant deux jours, voire un peu plus (Odum et al. 1961). Si Richardson (1976) considère que les petits passereaux sont énergétiquement incapables de voler sans escale de la Nouvelle-Écosse jusqu’aux Antilles (2500 km) sans un vent arrière important, Odum et al. (1961) ont calculé que la capacité de vol maximale pour des oiseaux ayant des réserves de graisse de l’ordre de 30 à 40 % de leur poids, atteignait 2210 km chez le Martinet ramoneur, 2420 km chez le Viréo à œil rouge et 2850 km chez le Goglu des prés ou la Grive fauve. La distance approximative entre Terre-Neuve et l’Irlande étant de 3200 km et de 3400 km avec les îles Scilly, Elkins (1979) estime que ces distances sont comparables à celles d’une migration normale et, qu’avec un vent arrière constant, elles sont à la portée d’un migrateur. Cette hypothèse est confirmée par Thorup et al. (2006), qui ont calculé que les Traquets motteux nichant à Terre-Neuve sont à même, avec l’aide des vents de nord-ouest, de parcourir 4100 km d’une seule traite jusqu’au Maroc, pour aller hiverner en Afrique de l’Ouest. Il semble en outre que les vents forts peuvent pousser les individus à voler plus vite, leur permettant ainsi de parcourir des distances qui seraient probablement impossibles dans des circonstances normales (Dufour et al. 2025). La distance entre Terre-Neuve et les îles bretonnes est respectivement de 3560 km et 3590 km pour les îles d’Ouessant et de Sein, ce qui les rend tout à fait accessible d’un vol non stop pour un migrateur néarctique ayant une adiposité de l’ordre de 40 %. 

Martinet ramoneur, États-Unis, septembre 2021 (© Ryan Sanderson) et Canada avril 2025 (© Jude Szabo)

Bénéficient-ils d’une assistance par bateau ?
Même si en théorie la traversée transatlantique peut être faite d’une traite et sans escale, il a été constaté qu’au moins certains des passereaux néarctiques qui arrivent en Europe pouvaient effectuer une partie du voyage sur des navires, ou qu’ils s’y arrêtaient un temps pour se reposer (Durand 1963, 1972). Parmi les exemples remarquables d’oiseaux arrivés en Europe par bateau, citons le cas d’un Moqueur chat qui s’est posé sur le Queen Elizabeth II en octobre 1998 alors que celui-ci faisait la traversée de New York jusqu’à Southampton et qui était toujours à bord lorsque le navire est arrivé à destination le 21 octobre ; mais au lieu de rejoindre les îles Britanniques, l’oiseau est resté sur le Queen Elizabeth II et a poursuivi son voyage à bord autour de la Méditerranée (Hobbs 2025). Durand (1963) a constaté que les espèces granivores (Junco ardoisé et bruants) avaient globalement mieux survécu à la traversée que les parulines, roitelets, troglodytes et autres insectivores. Ainsi sur un maximum de 164 oiseaux présents à bord du Mauretania le 8 octobre 1962, neuf seulement – un Pic flamboyant, un Oriole de Baltimore, un Junco ardoisé, trois Bruants à gorge blanche, deux Bruants chanteurs et un Bruant des champs – étaient encore en vie le 12 octobre au soir lorsque le navire est arrivé au large de la côte sud de l’Irlande ; et surtout aucune des 22 parulines observées à bord n’avait survécu aux 6 jours de traversée jusqu’à Southampton. C’est la preuve que les parulines que l’on trouve à l’automne sur les côtes européennes sont nécessairement arrivées en un temps plus court qu’en voyageant intégralement par bateau (5 à 7 jours), et ont donc effectué une part importante de leur traversée transatlantique en volant, poussées par des vents de sud-ouest, ce qui valide leur origine « naturelle » en Europe. Sharrock (1971) estimait lui aussi que la majorité des passereaux nord-américains, autres que les bruants granivores, atteignaient les îles Britanniques par leurs propres moyens, même si certains pouvaient bénéficier ponctuellement d’une assistance par bateau. Il existe par exemple deux cas récents (octobre 2023) de passereaux néarctiques vus sur des bateaux à l’approche des îles Britanniques : un Moucherolle indéterminé Empidonax sp. qui s’est posé sur un bateau à 17 km au sud-ouest de l’île de Skokholm au Pays de Galles et une Paruline bleue qui se trouvait sur le Sky Princess dans les eaux irlandaises, à 225 km au large de Mizen Head, dans le comté de Cork, et qui a été vue volant vers le continent. Plus affirmatif, Elkins (2008) écrit que les arrivées automnales massives en Europe ne résultent pas d’une assistance par bateau mais sont dues à des facteurs météorologiques.

Paruline bleue, États-Unis, septembre 2022 (© Michael Stubblefield)
Moqueur chat, États-Unis, septembre 2014 (© Evan Lipton)

D’où viennent-ils exactement ?
Nisbet (1963) a situé l’origine des passereaux néarctiques vus en Europe de 1951 à 1962 entre 39° et 45° de latitude Nord sur la côte orientale de l’Amérique du Nord, c’est-à-dire de Cape May (New Jersey) à Montréal (Canada). Selon Elkins (1979), les espèces recensées dans les îles Britanniques dans les années 1970 avaient une origine plus septentrionale que celles évoquées par Nisbet (1963). Une décennie plus tard, cet auteur confirmait que les passereaux néarctiques observés au cours de la période 1997-2006 dans le nord de la Grande-Bretagne avaient probablement migré à des latitudes supérieures à 45°N (Elkins 2008). McLaren et al. (2006) ont confirmé statistiquement les observations antérieures de Robbins (1980), d’Elkins (1979) et d’autres chercheurs sur les modalités de traversée transatlantique par les passereaux néarctiques, et déterminé que ces derniers étaient principalement représentés par des espèces d’assez grande taille, migratrices au long cours (hivernant en particulier en Amérique du Sud) et communes à la fin de l’automne (octobre) dans les dénombrements effectués sur la côte est de l’Amérique du Nord.
Afin de déterminer plus précisément l’origine géographique des oiseaux néarctiques observés en Europe, une étude fondée sur l’analyse des isotopes stables de l’hydrogène (δ2Hf) présents dans les plumes de 72 individus appartenant à 26 espèces capturés aux Açores, en Islande et en France entre 1936 et 2023 a été faite (Dufour et al. 2025). Les résultats ont montré que plusieurs individus provenaient du nord-est de l’Amérique du Nord (p. ex. Parulines rayée et à collier), et que d’autres appartenaient probablement à des populations du nord-ouest (p. ex. Paruline flamboyante et Grive à joues grises) ou du sud de la région néarctique (p. ex. Coulicou à bec jaune). Cette étude confirme que les populations du nord-est qui migrent le long de la côte ou qui effectuent des vols au-dessus de l’océan sont les plus susceptibles d’être déplacées vers l’Europe, mais montre également que même des individus nichant dans le nord-ouest de l’Amérique du Nord et migrant vers le sud-est en direction de la côte est de l’Amérique du Nord peuvent être emportés à travers l’océan Atlantique jusqu’en Europe.
D’après la liste de Hobbs (2025), les espèces néarctiques les plus fréquemment observées dans le Paléarctique occidental (Açores incluses) sont par ordre décroissant : le Viréo à œil rouge, avec plus 600 données ; le Pipit d’Amérique, qui en compte environ 200 ; les Grives à joues grises et à dos olive, le Bruant à gorge blanche, le Cardinal à poitrine rose, la Paruline rayée et la Paruline à croupion jaune, observés une centaine de fois ; le Junco ardoisé, le Goglu des prés et le Merle d’Amérique vus entre 70 et 80 fois ; l’Hirondelle à front blanc, l’Oriole de Baltimore, la Paruline à collier, la Paruline noir et blanc et la Paruline masquée signalés une cinquantaine de fois. 

Grive à dos olive, Canada, octobre 2022 (© Ben Lucking)
Grive à joues grises, États-Unis, septembre 2022 (© Jing-Yi Lu)

Les meilleures années pour les yankees en Europe
Les observations de passereaux néarctiques faites en Irlande et en Grande-Bretagne sont beaucoup plus nombreuses qu’ailleurs en Europe, en raison de la position privilégiée des îles Britanniques sur le trajet suivi par les dépressions transatlantiques à l’automne. Étant aux avant-postes, elles accueillent donc la plupart des passereaux néarctiques ayant survécu à la traversée de l’Atlantique. Les automnes qui ont produit le plus grand nombre de passereaux néarctiques en Irlande et en Grande-Bretagne, tant en termes d’espèces que d’individus, sont 1985, où 42 individus avaient été recensés rien qu’au mois d’octobre, dont un tiers de Viréos à œil rouge (Elkins 1988), puis 2010, 2019 et 2023. Au cours de l’automne 2023, le plus grand afflux d’oiseaux néarctiques, principalement des passereaux, a été enregistré en Grande-Bretagne et en Irlande, avec 97 individus appartenant à 27 espèces (Lees et al. 2024, Hobbs 2025). Cette année-là, la France a elle aussi connu son meilleur automne pour les yankees, avec 10 données et 6 espèces : 2 Coulicous à bec jaune, 1 Martinet ramoneur, 3 Viréos à œil rouge, 1 Pipit d’Amérique, 2 Parulines jaunes et 1 Oriole de Baltimore. L’année 2019 avait déjà été exceptionnelle dans notre pays, fournissant 8 données de 6 espèces : 2 Viréos à œil rouge, 1 Grive à dos olive, 1 Cardinal à poitrine rose et surtout trois premières françaises de parulines, à savoir 1 Paruline noir et blanc, 1 Paruline couronnée et 1 Paruline à gorge orangée ! Et 2010 avait fourni 11 données de 5 espèces : 7 Viréos à œil rouge, 1 Grive à dos olive, 1 Grive à joues grises, 1 Pipit d’Amérique et 1 Paruline à flancs marron, la première pour la France. Avec déjà une nouvelle paruline pour la France en août, la Paruline obscure, l’automne 2025 sera-t-il lui aussi historique ?

Paruline à flancs marron, immature, États-Unis, septembre 2024 (© Michael Stubblefield)

Conclusion
Le nombre de passereaux néarctiques observés en Europe a augmenté depuis les années 1980, en partie en lien avec le développement du birdwatching. Les arrivées se produisent surtout à l’automne – de fin septembre à mi-novembre, avec un pic marqué au cours des deux premières décades d’octobre, tout spécialement au cours de la deuxième semaine de ce mois (Elkins 2008) – et concernent en majorité des migrateurs au long cours nichant dans l’est de l’Amérique du Nord et hivernant dans les Antilles et en Amérique du Sud. 
Mais si, comme le soulignent Lees et al. (2024), la découverte d’un yankee en octobre sur une île bretonne (ou ailleurs sur les côtes) est un grand moment de bonheur pour les ornithos, c’est aussi une mauvaise nouvelle pour les oiseaux, car pour qu’un viréo ou une paruline arrive sur les côtes européennes, combien d’autres se sont perdus en mer ? C’est une question que se posait déjà Robbins (1980). Butler (2000) y a répondu en partie en ayant mis en évidence un lien significatif entre le nombre de fortes tempêtes automnales et le déclin des passereaux nord-américains ayant des routes migratoires transocéaniques. De même, suite à la déportation d’un grand nombre de Martinets ramoneurs vers l’Europe par l’ouragan Wilma en octobre 2005 (16 oiseaux en Grande-Bretagne et en Irlande, et le premier pour la France sur l’île de Sein ; Trévoux & Trévoux 2007), les effectifs de l’espèce ont été divisés par deux au Québec au cours de l’été 2006 (Dionne et al. 2008). L’augmentation du nombre de tempêtes au début de l’automne en lien avec le changement climatique pourrait entraîner un plus grand afflux de passereaux néarctiques en Europe, constituant une aubaine pour les ornithos, mais qui pourrait n’être que temporaire si les populations étaient affectées par une forte mortalité pendant la migration.

Viréo à œil rouge, États-Unis, novembre 2022 (© Sean Williams)

Références : • Butler R.W. (2000). Stormy Seas for Some North American Songbirds: Are Declines Related to Severe Storms During Migration? The Auk 117(2) : 518-522. • Dionne M., Maurice C., Gauthier J. & Shaffer F. (2008). Impact of Hurricane Wilma on migrating birds: the case of the Chimney Swift. Wilson Journal of Ornithology 120 : 784-792. • Dokter A.M., Farnsworth A., Fink D., Ruiz-Gutierrez V., Hochachka W.M., La Sorte F.A., Robinson O.J., Rosenberg K.V. & Kelling S. (2018). Seasonal abundance and survival of North America’s migratory avifauna determined by weather radar. Nature Ecology & Evolution 2: 1603-1609. • Dufour P., Kardynal K.J., Hobson K.A., Monticelli D., Kolbeinsson Y., Alfrey P., Kerestúr D., Valkenburg T. Fourel F. & Jiguet F. (2025). Origins of Nearctic migratory landbird vagrants recorded in Europe revealed by feather isotopic analysis. Scientific Reports 15 : 15456. • Durand A.L. (1963). A remarkable fall of American landbirds on the ‘Mauretania’, New York to Southampton, October 1962. British Birds 56 : 157-164. • Durand A.L. (1972). Landbirds over the North Atlantic : unpublished records 1961-65 and thoughts a decade later. British Birds 65 : 428-442. • Elkins N. (1979). Nearctic landbirds in Britain and Ireland: a meteorological analysis. British Birds 72 : 417-433. • Elkins N. (1988). Recent transatlantic vagrancy of landbirds and waders. British Birds 81 : 484-491. • Elkins N. (1999). Nearctic landbirds in Britain and Ireland. British Birds 92 : 83-95. • Elkins N. (2008). Further thoughts on the transatlantic vagrancy of landbirds to Britain & Ireland. British Birds 101 : 458-477. • Farnsworth A., Van Doren B.M., Hochachka W.M., Sheldon D., Winner K., Irvine J., Geevarghese J. & Kelling S. (2016). A characterization of autumn nocturnal migration detected by weather surveillance radars in the northeastern US. Ecological Applications 26(3) :752-770. • Hobbs J. (2025). A List of Nearctic Passerines Recorded in the Western Palearctic, version 5.2 (https://www.dutchbirding.nl) • Lees A. & Gilroy J. (2009). Vagrancy mechanisms in passerines and near-passerines. In Slack R. (ed.), Rare Birds, Where and When: an analysis of status and distribution in Britain and Ireland. Volume 1: Sandgrouse to NewWorld Orioles. Rare Bird Books, York. • Lees A.C., Farnsworth A., Curley S.R. & Gilroy J. (2024). An unprecedented arrival of Nearctic landbirds in Britain and Ireland in September 2023. British Birds 117(6) : 292-307. • McLaren I.A., Lees A.C., Field C. & Collins K.J. (2006). Origins and characteristics of Nearctic landbirds in Britain and Ireland in autumn : A statistical analysis. Ibis 148(4) : 707-726. • Nisbet I.C.T. (1963). American passerines in Western Europe, 1951-62. British Birds 56 : 204-217. • Odum E.P., Connell C.E. & Stoddard H.L. (1961). Flight Energy and Estimated Flight Ranges of Some Migratory Birds. The Auk 78(4) : 515-527. • Richardson W.J. (1976). Autumn migration over Puerto Rico and the western Atlantic — a radar study. Ibis 118 : 309-332. • Robbins C.S. (1980). Predictions of future Nearctic landbird vagrants to Europe. British Birds 73: 448-457. • Sharrock J.T.R. (1971). Scarce migrants in Britain and Ireland during 1958-67. Part 5. Pectoral Sandpiper, Sabine’s Gull and American landbirds. British Birds 64 : 93-1-13. • Thorup K., Ortvard T.E. & Rabol J. (2006). Do Nearctic Northern Wheatears (Oenanthe oenanthe leucorhoa) migrate non-stop to Africa? The Condor 108 : 446-451. • Trévoux Y. & Trévoux J.-P. (2007). Première mention française du Martinet ramoneur Chaetura pelagicaOrnithos 14-2 : 126-127.

Merci à Nadine pour ses relectures attentives, qui éliminent les coquilles et améliorent la syntaxe de mes textes.

Citation recommandée : Duquet M. (2025). Origine des passereaux néarctiques vus en Europe. Post-Ornithos(marcduquet.com) 2 : e2025.09.13.

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