Notes d’ornithologie française (NOF 5) : partie 2

Par Philippe J. Dubois & Marc Duquet

[La première partie de cette synthèse a été publiée le 26 janvier 2026 et figure en intégralité dans le PDF disponible à la fin de la présente publication.]

Spatule blanche, Var, juillet 2024 (© Aurélien Audevard)

II-Avifaune française : données nouvelles (suite)

Pelecaniformes – Threskiornithidae

• SPATULE BLANCHE Platalea leucorodia – Première reproduction prouvée en 2024 dans le département du Nord, à Bergues, où un couple a élevé un jeune (Le Héron 55 : 49, 2024).

• IBIS FALCINELLE Plegadis falcinellus – Après des soupçons de reproduction les années précédentes, l’espèce a niché en Dombes (Ain) en 2022 et 2023, avec respectivement 3-4 couples et une vingtaine (Parc des Oiseaux de Villars-les-Dombes, Faune Ain). La nidification d’un couple a également été notée dans la Creuse à l’étang des Landes en 2022 (Giraud 2023), et en Indre-et-Loire, où 4 couples ont été découverts en 2023 (L’Oiseau mag 152 : 80). En septembre 2025, un important afflux a été noté sur le littoral atlantique, avec notamment un groupe de 45 individus à Goulven (Finistère), ce qui constitue probablement le plus gros effectif jamais noté en Bretagne, et des oiseaux jusque sur les îles de Sein et d’Ouessant, tandis que les grandes vallées fluviales (Rhône, Garonne, Loire, Seine) ont également été concernées (Dubois 2025).

Ibis falcinelles, Goulven, Finistère, septembre 2025 (© Élise Rousseau)
Pelecaniformes – Ardeidae

• BLONGIOS NAIN Ixobrychus minutus – Après 49 années sans nidification certaine à Lussat (Creuse), un couple a produit deux jeunes en 2021. Le retour de l’espèce était pressenti, en raison de contacts de plus en plus fréquents ces dernières années et d’un milieu plus favorable grâce aux mesures de gestion efficaces entreprises (Quentin Giraud). Un couple a niché avec succès dans le sud-ouest de la Mayenne en 2025, élevant deux jeunes (B. Duchenne, M. Caigneux, J. Sourriou et al.). Même chose à Vivy (Maine-et-Loire), où un couple a produit deux jeunes en 2025 (P. Bizien, H. Berthouin, S. Roux et al.), la dernière nidification dans ce département, et la seule depuis 1981, remontant à 2020 (Sylvain Roux). Dans le Nord–Pas-de-Calais, la population a été estimée à 13 couples au moins en 2024 (Le Héron 55 : 49, 2024).
 
• BLONGIOS DE STURM Ixobrychus sturmii –  Le 1er janvier 2023, un petit héron heurté par une voiture en pleine ville de Guéthary (Pyrénées-Atlantiques) a été amené au centre de soins Hegalaldia à Ustaritz, où il fut identifié comme étant un Blongios de Sturm immature, une espèce originaire d’Afrique subsaharienne. Il n’a hélas pas survécu à ses blessures, mais constitue tout de même la première mention française de l’espèce (Yésou et al. 2024).
 
• HÉRON GARDE-BŒUFS Bubulcus ibis – Première reproduction dans le Cantal en 2025, avec 10 couples (H. Verne et al./Faune AURA). En Île-de-France, où l’espèce a niché pour la première fois en 2014 dans les Yvelines et en Seine-et-Marne, l’effectif était estimé à 25-27 couples en 2021 (Le Maréchal 2022). Le nombre d’hivernants a également explosé, passant de 4000-5000 individus pour la période 2001-2010 à une moyenne de 22550 au cours des cinq dernières années dont plus de 30500 en 2025 (Quaintenne 2025).
 
• HÉRON CENDRÉ Ardea cinerea – Première nidification dans Paris intra-muros : un couple dans le parc des Buttes-Chaumont en 2020 (Malher 2020), 3 nids en 2021 et 4 depuis 2023 (Le Maréchal 2022).
 
• HÉRON POURPRÉ Ardea purpurea – En Île-de-France, après un premier cas de nidification en 2008 en Seine-et-Marne, l’espèce a niché en 2021 dans les Yvelines (Le Maréchal 2022).

Héron pourpré, Grèce, avril 2016 (© Jean-François Arcanger)

• GRANDE AIGRETTE Ardea alba – Première nidification pour l’Île-de-France en 2021 dans les Yvelines (Le Maréchal 2022). Correctif : dans les NOF3 (Ornithos 24-2), il est écrit que la première reproduction de la Grande Aigrette dans le Loir-et-Cher date de 2014, alors que ce fut en 2015 dans le marais de la vallée de la Cisse (Perthuis 2016).
 
• AIGRETTE GARZETTE Egretta garzetta – Forte augmentation des effectifs en Île-de-France, où la population est passée de 5 couples en 2017 à près de 40 en 2020 (Le Maréchal 2022).

Accipitriformes – Pandionidae

• BALBUZARD PÊCHEUR Pandion haliaeetus – L’expansion géographique vers l’ouest se poursuit, avec une première reproduction pour la Bretagne en forêt de Rennes (Ille-et-Vilaine) en 2022 (Choquené & Monvoisin 2023) et la découverte d’un couple à la limite du Maine-et-Loire et de la Loire-Atlantique en 2024, année où la population française comptait 134 couples, 110 sur le continent et 24 en Corse (G. Quaintenne in litt.).

Accipitriformes – Accipitridae

• ÉLANION BLANC Elanus caeruleus – La population française a été évaluée à 700-1200 couples en 2023 (contre 500-1000 en 2021), avec une nette progression de l’aire vers l’est et le nord-est du pays (Issa & Manceau 2024). Une première nidification (succès non connu) a ainsi eu lieu sur le plateau de Valensole (Alpes-de-Haute-Provence) au cours de l’été 2020 (Lucas Benaiche). Deux gros dortoirs hivernaux ont été découverts au cours de l’hiver 2023-2024 : le premier, situé sur la commune du Carlaret (Ariège), a accueilli jusqu’à 86 individus le 1er janvier 2024 et n’a pas été retrouvé les hivers suivants (C. Pratx/ANA-CEN Ariège fide J.-M. Dramard); le second a été observé à Aigondigné (Deux-Sèvres), avec un effectif maximal de 84 individus le 3 janvier 2024 (Chesneau et al. 2024). Et l’hiver suivant, c’est à Notre-Dame-de-Monts (Vendée) qu’un dortoir encore plus important a été observé, 132 individus ayant été dénombrés le 2 novembre 2024 dans un petit bois de peupliers (B. Jeannin, A. Vrignaud et E. Girard).
 
• VAUTOUR FAUVE Gyps fulvus – Première reproduction réussie d’un couple dans l’Ariège en 2024, traduisant la dynamique d’expansion géographique de la population pyrénéenne. De même, après une tentative infructueuse en 2023, une première nidification a également eu lieu en Ardèche en 2024. Le dernier décompte exhaustif de la population nicheuse de Vautour fauve en France date de 2019 et faisait état de 2463 couples, dont 1286 dans les Pyrénées. En reprenant ce dernier chiffre et en y ajoutant les effectifs recensés ailleurs en France en 2023 et 2024, on peut évaluer la population actuelle au minimum à 3060 couples. Et en appliquant un taux de croissance de 5% à la population pyrénéenne (taux très inférieur à ce qui est observé depuis le début des années 2000), on arrive à un total de 3413 couples (Pyrénées : 1641, Grands Causses : 922, Baronnies : 308, Vercors-Diois : 179, Verdon : 363, Ardèche : 1). Une fourchette de 3100-3400 couples de Vautours fauves en France en 2024 est donc tout à fait réaliste.

Vautours fauves et Hirondelle de rochers, Espagne, mai 2022 (© Marc Duquet)

• VAUTOUR PERCNOPTÈRE Neophron percnopterus – Trois mentions contemporaines de l’espèce dans le département du Rhône, où ce rapace n’avait pas été signalé depuis 1853 : un subadulte le 9 mai 2021 près de l’aéroport de Lyon Saint-Exupéry, sur la commune de Colombier-Saugnieu (Tissier 2021), un adulte le 11 mai 2024 dans les monts du Beaujolais, commune de Saint-Christophe (Cowles 2024) et un adulte le 25 mai 2025 à Saint-Vincent-de-Reins (S. Chanel/Faune France). Les dates d’observation sont assez similaires, mais ne correspondent pas à des migrateurs ayant dépassé l’aire de nidification (overshooting), les arrivées prénuptiales de l’espèce en France ayant lieu entre début mars et mi-avril. Une recherche sur Faune France révèle plus de 40 autres données (période 1967-2025) obtenues en mai au nord de la latitude de Lyon, les plus excentrées se situant dans le Finistère, les Côtes-d’Armor, la Manche, l’Eure, la Marne et la Moselle.

• CIRCAÈTE JEAN-LE-BLANC Circaetus gallicus – Première preuve de reproduction en Bretagne, dans le Finistère, en 2018, sur un site occupé en 2017 ; pas de preuve certaine par la suite (Cozic 2024).
 
• AIGLE BOTTÉ Hieraaetus pennatus – Première reproduction prouvée en Seine-et-Marne en 2023 (Massin & Savry 2023) et en Indre-et Loire (forêt de Chinon) en 2024 (Rapaces de France 2024).
 
• AIGLE DE BONELLI Aquila fasciata – L’effectif national a dépassé un cap symbolique, avec 51 couples en 2025 (Ornithomedia, 30/07/2025). Malgré cette dynamique positive, tant au plan numérique que géographique, le taux de reproduction reste faible : ainsi, sur les 51 couples de 2025, seulement 38 ont niché et mené 34 jeunes à l’envol.

• BUSARD D’AMÉRIQUE Circus hudsonius – Un juvénile observé à Ouessant (Finistère) du 5 octobre 2022 au 27 mars 2023 (A. Chaigne/Faune France et T. Galewski & F. Veyrunes/Faune France) fournit la première mention française de l’espèce. Deux autres données ont été obtenues depuis : un juvénile à Plomeur, Tréguennec et Plovan (Finistère) du 23 au 30 septembre 2023 (Yannig Coulomb/Faune France) ; un mâle adulte à Parempuyre (Gironde) le 11 novembre 2024 (J. Dubos/Faune France) et un autre (sans doute le même oiseau) à Saint-Vincent-de-Paul et Ambarès-et-Lagrave (Gironde) du 10 octobre 2025 au 28 janvier 2026 au moins (A. Noël/Faune France).

Busard d’Amérique, 1er hiver, Ouessant, octobre 2022 (© Frédéric Veyrunes)
Busard d’Amérique, mâle, Gironde, novembre 2025 (© Guillaume Rey)

• BUSARD PÂLE Circus macrourus – Après la première reproduction d’un couple pur en 2020 dans le Pas-de-Calais (Cavitte & Boutrouille 2021), quatre nouveaux cas ont été enregistrés en France : un en 2023 dans le Pas-de-Calais, deux en 2024 (dans le Pas-de-Calais et dans la Somme) et un en 2025 dans les Deux-Sèvres. À cela s’ajoutent une nidification mixte avec le Busard cendré en 2022 dans l’Aube et une autre, possible, en 2025 dans le Loir-et-Cher. Concernant ce dernier cas, il n’est pas exclu que le Busard pâle mâle ait juste remplacé ou évincé le Busard cendré mâle et que celui-ci soit le géniteur de la nichée (des analyses ADN des juvéniles, au phénotype de Busard cendré, sont prévues – T. Printemps in litt.). Depuis 2020, 14 jeunes Busards pâles ont pris leur envol en France (Boutilleux et al. 2025).

• MILAN ROYAL Milvus milvus – L’espèce étend peu à peu son aire de répartition actuelle vers le nord, comme le montre cette reproduction en Haute-Normandie en 2023, renouvelée en 2024 (Le Petit Cormoran 251, 2023 & 255, 2024). En Île-de-France, un couple a niché en 2022 en Seine-et-Marne, fournissant la première preuve de reproduction contemporaine pour la région (Malher & Gross 2022) et un autre a niché en 2024 dans le Val-d’Oise (Walbecque & Bray 2024), tandis qu’un couple mixte avec un Milan noir a élevé deux jeunes hybrides en Seine-et-Marne en 2023 dans l’aire de 2022 (Laporte 2023). Également un couple dans l’est du département du Nord en 2023 et 2024 au moins (Le Héron 55 : 50, 2024). Les effectifs hivernants en France sont également en augmentation, comme le montrent les résultats des dénombrements effectués en janvier dans les dortoirs hivernaux : 16608 individus (289 dortoirs) en 2022, 16528 (369) en 2023, 20801 (390) en 2024 et 19397 (422) en 2025. Le Cantal est, depuis plusieurs années, le département accueillant le plus de Milans royaux en hivernage en France.
 
• PYGARGUE À QUEUE BLANCHE Haliaeetus albicilla – Une synthèse historique récente a établi que l’espèce n’avait, par le passé, jamais niché en France, ni en Corse ni ailleurs sur le continent (Vallotton et al. 2025). En 2025, la population nationale comptait 7-9 couples nicheurs : trois en Lorraine, à savoir un en Moselle, où la première nidification a eu lieu en 2011 (François et al. 2016), un en Meurthe-et-Moselle depuis 2022 et un en Meuse depuis 2023 (Lhomer 2025), un (et peut-être deux) en Brenne, où l’espèce s’est installée en 2017 (Quaintenne et al. 2025), un en Sologne, où le pygargue niche depuis 2023 (Pelsy 2023) et deux (voire trois) en Champagne humide, les deux premiers étant présents depuis 2019 (Quaintenne et al. 2025). L’expansion de l’espèce en France se poursuit…

Strigiformes – Tytonidae

• EFFRAIE DES CLOCHERS Tyto alba – L’effectif national a été évalué à 87700 couples (83400-92000) pour la période 2015-2018, Corse non comprise, et l’espèce est en diminution dans certaines régions (Moffa et al. 2024).

Effraie des clochers, Camargue, janvier 2017 (© Christian Aussaguel)
Strigiformes – Strigidae

• CHOUETTE DE TENGMALM Aegolius funereus – La population française a été estimée à 1000-3000 couples pour la période 2019-2023 (Moffa et al. 2024), mais l’espèce est en régression depuis 20 ou 30 ans, notamment en Côte-d’Or et peut-être aussi dans le Jura.
 
• PETIT-DUC SCOPS Otus scops – L’effectif national a été évalué à 17100 couples (10100-27800) pour la période 2015-2018, Corse non comprise (Moffa et al. 2024).
 
• HIBOU MOYEN-DUC Asio otus – La population française a été estimée à 26100 couples (23000-29300) pour la période 2015-2018, en baisse apparente par rapport aux 30000-60000 couples de 2009-2012 (Issa & Muller 2015), mais ce dernier chiffre résultait sans doute d’un biais méthodologique (Moffa et al. 2024).
 
• HIBOU DES MARAIS Asio flammeus – Le nombre de couples nicheurs est évalué à 40-120 pour la période 2013-2018, les effectifs étant très fluctuants (Moffa et al. 2024).
 
• CHOUETTE HULOTTE Strix aluco – Avec une population nationale estimée à 260800 couples (249700-273200), l’espèce confirme son statut de rapace nocturne le plus commun de France (Moffa et al. 2024).
 
• CHEVÊCHETTE D’EUROPE Glaucidium passerinum – Confinée aux forêts du Haut-Jura et des Alpes du Nord jusqu’au début du XXIe siècle, l’espèce a commencé à étendre son aire de répartition dans les années 1980, colonisant une grande partie du massif alpin et de l’arc jurassien. À partir des années 2000, elle s’est progressivement installée dans les Vosges, en Bourgogne, en Champagne, dans le Massif central (au sud jusqu’aux Cévennes) et jusque dans les Pyrénées (Duquet 2025e, 2025f). Dans le Massif central, un chanteur entendu en mars 2021 en Margeride est apparemment le premier pour le Cantal (P.J. Dubois), où, depuis, l’espèce a été trouvée en petit nombre dans l’est du département (M. Paran). Près de la frontière belge, après quelques suspicions les années précédentes, la présence de l’espèce a également été confirmée en 2023 dans le département des Ardennes et 1-2 territoires ont été notés chaque année depuis (N. Harter, in litt.). Poursuivant à l’ouest du Massif central, l’espèce a été détectée en 2024 dans la Creuse, où elle a niché pour la première fois en 2025 (Munoz Pastor & Primault 2025). La population française a été évaluée à 1000-1500 couples pour la période 2019-2023 (Moffa et al. 2024). 

Chevêchette d’Europe, Hautes-Alpes, mars 2021 (© Thomas Perrier)

• CHEVÊCHE D’ATHÉNA Athene noctua – Une étude réalisée en 2023 et 2024 dans la Beauce et le Gâtinais français a mis en évidence la présence de la Chevêche d’Athéna dans de nombreux villages, fermes et hameaux de ces régions d’agriculture intensive. Ne résultant pas d’une prospection exhaustive de ces régions, la découverte de 69 territoires ne constitue qu’une valeur minimale, et démontre que l’espèce peut faire preuve d’une incroyable résilience et de capacités d’adaptation insoupçonnées (Baradez & Sénécal 2024). La population française a été évaluée à 101300 couples (93000-109500) pour la période 2019-2023 (Moffa et al. 2024).
 
• GRAND-DUC D’EUROPE Bubo bubo – En Normandie, après le premier cas noté en 2021, quatre territoires au moins ont été notés en 2023, et il y a désormais plus de 50 chanteurs dans le Nord–Pas-de-Calais (T. Domalain & L. Triboulin, Rapaces de France, 2023). L’espèce a également niché en Île-de-France pour la première fois en 2022 et deux autres sites étaient occupés par des oiseaux apparemment solitaires (Malher & Gross 2022). L’espèce est également en expansion en Limousin et dans le Grand-Est, mais en régression dans la chaîne pyrénéenne et dans la partie amont de la vallée de la Garonne (Moffa et al. 2024).

Coraciiformes – Alcedinidae

• MARTIN-PÊCHEUR D’AMÉRIQUE Megaceryle alcyon – Un mâle immature a été découvert le 8 décembre 2025 à Glomel (Côtes-d’Armor) et était toujours présent sur le site début mars 2026 (F. Guéguen & M. Sibéril/Oiseaux rares France, 10/12/2025). Il s’agit de la première mention française de cette espèce, qui avait déjà été signalée une quarantaine de fois dans le Paléarctique occidental (Duquet 2025b).

Piciformes – Picidae

• TORCOL FOURMILIER Jynx torquilla – Contrairement à ce qui a été indiqué dans les précédentes NOF (Dubois et al. 2022), l’espèce ne semble plus nicher en Brie et dans la vallée de la Marne (T. Hervé).

Torcol fourmilier, Inde, novembre 2019 (© Philippe J Dubois)
Falconiformes – Falconidae

• FAUCON KOBEZ Falco vespertinus – Deux nouveaux cas de nidification en France en 2023, tous deux hélas infructueux : un couple nicheur dans l’Hérault a échoué à la suite de la destruction de la ponte par un mustélidé (Joris 2023), un autre dans le Rhône, où c’est un Faucon pèlerin immature qui a été vu mangeant un poussin (Le Comte 2023). Il s’agit respectivement des 7e et 8e cas enregistrés en France depuis les années 1970 (Marne en 1977, Vendée, Isère et Bouches-du-Rhône en 1993, Haut-Rhin en 1996, Ain en 2001), parmi lesquels trois seulement (Isère, Vendée et Ain) ont abouti à l’envol de jeunes.

FAUCON PÈLERIN Falco peregrinus – Première reproduction en Charente-Maritime depuis plus de 50 ans, en 2022 sur un pylône (Gianni Enselme).

Psittaciformes – Psittacidae

• PERRUCHE À COLLIER Psittacula krameri  – En Normandie, où l’espèce est nouvellement implantée (2008), la région havraise est de loin la plus fréquentée, notamment les communes d’Harfleur, du Havre, et de Notre-Dame-de-Gravenchon, où 373 individus ont été dénombrés, soit les deux tiers des 542 oiseaux comptés dans la zone. Cette perruche est désormais notée dans de nombreuses localités comme Caen, Vernon, Rouen, Lisieux, etc. (F. Branswyck, Le Petit Cormoran 251, 2023). Plus à l’ouest, elle est présente à Vannes (Morbihan) depuis 2018 au moins, et s’y est très certainement reproduite (Faune Bretagne). 
 
• PERRUCHE ALEXANDRE Psittacula eupatria – Cette espèce proche de la Perruche à collier niche en Île-de-France depuis 2017, avec trois sites connus. D’autres villes européennes ont connu une installation de cette espèce, en cohabitation avec la précédente (Gloria 2022).

Passeriformes – Laniidae

• PIE-GRIÈCHE ÉCORCHEUR Lanius collurio – Un juvénile observé le 5 décembre 2022 au centre de Lyon (Rhône) constitue une donnée particulièrement tardive (Tissier 2023), mais trois autres données ont été obtenues plus tard dans l’hiver en France : le 14 décembre 1997 dans le Pas-de-Calais, un 1er janvier en Corse et le 3 janvier 1979 dans le Gard (Dubois et al. 2008).
 
• PIE-GRIÈCHE GRISE Lanius excubitor – Dans un contexte de régression rapide et généralisée de l’espèce en France, il ne restait plus qu’un couple nicheur dans le département du Doubs en 2025, contre 6 en 2024 et 10 en 2023 (L’Oiseau mag 160 : 99, 2025).

Pie-grièche grise, Sarthe, décembre 2016 (© Fabrice Jallu)
Passeriformes – Corvidae

• GRAND CORBEAU Corvus corax – L’espèce poursuit sa progression en plaine. Les données en Île-de-France se multiplient depuis 2015, toutefois aucune reproduction n’a à ce jour été constatée (Massin 2023). À signaler la nidification d’un couple en 2024 dans les Monts d’Or, constituant la première preuve de reproduction de l’espèce dans la Métropole de Lyon, plus de dix ans après les nidifications observées dans les monts du Lyonnais et du Beaujolais, dans le département du Rhône, d’où le Grand Corbeau avait disparu avant les années 1990 (D’Adamo 2024). Dans l’Ouest, le Grand Corbeau progresse également avec une première nidification dans les Deux-Sèvres en 2022 et déjà des couples cantonnés en Charente-Maritime en 2025 (Gianni Enselme).

Passeriformes – Alaudidae

• ALOUETTE CALANDRELLE Calandrella brachydactyla  Un petit noyau relictuel d’oiseaux chanteurs (4) a été découvert en 2020 en Balagne sur un terrain militaire (Armand 2022). La dernière reproduction de l’espèce en Corse datait de 2011. Cette petite population a été évaluée à 6-8 couples en 2023 et au moins 4 chanteurs ont été notés en 2025 (B. Recorbet et J. Artieda in litt.)
 
• ALOUETTE DE HEINE Alaudala heinei – Un individu présentant les caractéristiques de ce taxon d’Asie centrale a été observé du 11 décembre 2025 au 1er janvier 2026 à Marck (Pas-de-Calais) constituant une première mention potentielle pour la France (Flohart & Duquet 2026).

Passeriformes – Phylloscopidae

• POUILLOT FITIS Phylloscopus trochilus – Présence hivernale (du 3 au 20 décembre 2021), d’un individu dans un parc parisien (Giraud 2022). Les données de décembre restent rares en France, surtout dans la moitié nord du pays.
 
• POUILLOT IBÉRIQUE Phylloscopus ibericus – Une femelle s’est reproduite en couple mixte avec un Pouillot véloce P. collybita dans le Nord en 2019 (Piette 2022).

Passeriformes – Sylviidae

• FAUVETTE MÉLANOCÉPHALE Curruca melanocephala – L’espèce niche dans le Puy-de-Dôme (2-3 couples en 2021 et 2 en 2022), département où une augmentation du nombre d’observations en période internuptiale a également été notée (Brugerolle & Saulas 2023).
 
• FAUVETTE À LUNETTES Curruca conspicillata – Une petite population (8 mâles territoriaux) a été découverte en 2023, au col du Soulor (Hautes-Pyrénées), au cœur de la chaîne pyrénéenne à 1540 m d’altitude, et un autre mâle a été détecté près de Moulis (Ariège) à 1500 m d’altitude (Dupuy et al. 2024a). L’espèce a de nouveau niché en 2025 dans les monts du Cantal, sur la commune de Mandailles-Saint-Julien, où un couple a produit 3 jeunes (M. Vérité, H. Verne). Loin des zones de nidification françaises, un mâle chanteur a été observé dans les monts d’Arrée à Plounéour-Menez (Finistère) les 12 et 13 juin 2021 (P.J. Dubois et al.). En Provence-Alpes-Côte d’Azur, l’espèce ne niche plus qu’en Camargue, où les oiseaux sont sédentaires, et en petit nombre sur le plateau de Valensole (Alpes-de-Haute-Provence), où les oiseaux sont migrateurs (Lucas Benaiche).
 
• FAUVETTE SARDE Curruca sarda – Un mâle à Ségur-les-Villas (Cantal) le 11 avril 2017 (Y. Blat et al.) et un autre à Boussières (Doubs) le 18 avril 2019 (C. Crimmers/Faune Franche-Comté) constituent les deux données françaises les plus septentrionales.

Fauvette sarde, Corse, mai 2018 (© Fabrice Jallu)
Étourneau roselin, Alpes-de-Haute-Provence, juillet 2020 (© Aurélien Audevard)
Passeriformes – Sturnidae

• ÉTOURNEAU ROSELIN Pastor roseus – Première reproduction de l’espèce en France en 2020, une colonie ayant été découverte sur le plateau de Valensole, à Brunet (Alpes-de-Haute-Provence). Au total, 45 oiseaux ont été dénombrés et 13 à 15 couples ont élevé 20-30 jeunes (Duquet et al. 2022).

Étourneaux roselins, Alpes-de-Haute-Provence, juillet 2020 (© Aurélien Audevard)
Passeriformes – Turdidae

• GRIVE LITORNE Turdus pilaris – L’espèce a fortement régressé en Auvergne depuis quelques années (Faune AuRA). Elle a été, en revanche, trouvée nicheuse, en juin 2021 dans la Creuse, fournissant le premier cas pour ce département (Quentin Giraud). 

Passeriformes – Muscicapidae

• GOBEMOUCHE TYRRHÉNIEN Muscicapa tyrrhenica – Récemment séparé du Gobemouche gris M. striata et élevé au rang d’espèce le Gobemouche tyrrhénien a été divisé en deux sous-espèces : tyrrhenica, présent en Corse, en Sardaigne, dans l’archipel toscan et sur la côte tyrrhénienne de la péninsule italienne, et balearica, endémique de l’archipel des Baléares (Pons et al. 2016, Olioso et al. 2019, Wroza 2019). En 2024, une petite population a été découverte sur l’île du Levant (Var) et l’analyse génétique d’une femelle capturée sur le site a permis de déterminer un ADN mitochondrial caractéristique de la sous-espèce balearica… des recherches complémentaires sont en cours (Audevard 2024). Rappelons que dans la dernière version de la liste mondiale (AviList), le Gobemouche tyrrhénien a été rétrogradé au rang de sous-espèce du Gobemouche gris…

• MONTICOLE BLEU Monticola solitarius – Première reproduction dans les Hautes-Pyrénées, à 1400 m d’altitude, en 2021 et les années suivantes, en lien avec l’expansion de la population espagnole vers le nord suite au réchauffement climatique (Habas 2022, C. Habas in litt.).
 
• TARIER DES PRÉS Saxicola rubetra – Après avoir disparu du Nord–Pas-de-Calais au début du XXIe siècle, l’espèce est réapparue en 2022, précisément en vallée de la Slack (Pas-de-Calais), son dernier bastion connu. En 2024, pas moins de 9 couples y ont niché dont 6-7 avec succès (P.-L. Gamelin, Le Héron 55 : 53, 2024).

Passeriformes – Motacillidae

• PIPIT À DOS OLIVE Anthus hogdsoni  Afflux remarquable d’oiseaux en France à l’automne 2022, avec environ 50 individus signalés, principalement en octobre (Faune France). Un suivi acoustique effectué au cap Sizun (Finistère) au cours des automnes 2024 et 2025 a permis de contacter respectivement 11 et 14 oiseaux (Stanislas Wroza), démontrant ainsi la régularité de l’espèce dans cette région à l’automne.

Passeriformes – Fringillidae

• PINSON DU NORD Fringilla montifringilla – Un important dortoir découvert début décembre 2025 à Laveissière (Cantal) a été estimé à 3,8 millions d’oiseaux le 6 janvier 2026 (J. Bec, R. Riols et al./Faune France).

• SIZERIN CABARET Acanthis flammea cabaret – Un individu présentant les caractères de ce taxon a été observé le 21 novembre 2025 près de Biguglia et fournit la toute première observation de sizerin pour la Corse (FacebookA Pichjarina).
Remarque : la taxonomie des sizerins reste versatile et la tendance actuelle est au regroupement de tous les taxons, y compris le Sizerin blanchâtre, en une seule espèce, le Sizerin flammé (AviList).

• TARIN DES AULNES Spinus spinus – La reproduction de l’espèce est signalée dans la Creuse depuis 2017 (Quentin Giraud), dans le Finistère depuis 2021 (Mikael Tréguier) et dans le Rhône en 2023 (Chanel 2023). 

Bruant fou, Calvados, mai 2022 (© Alain Guerrier)
Passeriformes – Emberizidae

BRUANT JAUNE Emberiza citrinella – En région Provence-Alpes-Côte d’Azur, l’espèce ne niche quasiment plus en dessous de 1000 m d’altitude : depuis 2022, 4 mâles chanteurs sous cette altitude et un seul depuis 2024 (Lucas Benaiche).

• BRUANT FOU Emberiza cia – Une donnée très excentrée par rapport aux zones de présence habituelles de l’espèce en France : un individu photographié à Canchy (Calvados) le 4 mai 2022 (A. Guerrier).

• BRUANT ORTOLAN Emberiza hortulana – La population française a été estimée à 2160-3700 mâles chanteurs au cours de la période 2019-2023, révélant un déclin de 50% en 10 ans (Dupuy et al. 2024b). L’espèce reste présente dans trois grandes régions, Provence-Alpes-Côte d’Azur (42% des effectifs), Occitanie (28%) et Auvergne-Rhône-Alpes (26%), tandis qu’elle a quasiment disparu de Nouvelle-Aquitaine.
 
• BRUANT NAIN Emberiza pusilla – L’espèce est désormais régulière à l’automne en France, principalement dans la partie occidentale et littorale (Faune Bretagne, Faune France).

Passeriformes – Icteridae

• ORIOLE DE BALTIMORE Icterus galbula – Un individu de 1re année a été observé sur l’île d’Ouessant (Finistère) le 5 octobre 2022, fournissant la première mention française de l’espèce. Un individu de même âge a été vu le 11 octobre 2022 sur l’île, sans qu’il soit possible de déterminer s’il s’agit du même oiseau ou non (Chaigne 2024). Le 9 octobre 2023, un individu de 1re année a de nouveau été trouvé à Ouessant, constituant la deuxième ou troisième donnée française (Faune France).

Passeriformes – Parulidae

• PARULINE OBSCURE Leiothlypis peregrina – Un individu de 1er hiver a été capturé le 30 août 2025 en baie d’Audierne, à Tréogat (Finistère), fournissant la première mention française de l’espèce (G. Guyot/Faune France).

Oriole de Baltimore, Ouessant, octobre 2022 (© Simon Baudouin)
Paruline obscure, Finistère, août 2025 (© Gaëtan Guyot)

Remerciements : ils s’adressent à Clément Ascas et Nicolas Harter (Association RENARD), Dominique Michelat, Alain Guerrier, Alain Guillemont, Georges Olioso, Julien Piette, Anthony Garry, Gianni Enselme, Sylvain Roux, Sébastien Nédellec, Lucas Benaiche, Jacques Artieda, Bernard Recorbet, Pierre Yésou, Thierry Printemps et Bastien Jeannin pour les données et compléments qu’ils nous ont fournis.

Références : • Armand T. (2022). L’Alouette calandrelle Calandrella brachydactyla en Corse : historique et redécouverte d’une population relictuelle. Alauda 90(1) : 29-32. • Audevard A. (2024). Le Gobemouche tyrrhénien Muscicapa tyrrhenica nicheur sur l’île du Levant (Var). Ornithos 31-6 : 313-318. • Baradez R. & Sénécal D. (2024). La Chevêche d’Athéna Athene noctua est-elle en train de conquérir les déserts agricoles ? Ornithos 31-5 : 264-275. • Boutilleux B., Boutrouille C., Cavitte G. & Réglade M.A. (2025). Synthèse sur la nidification du Busard pâle en France et en Europe. Post-Ornithos 2 : e2025.11.08. • Brugerolle T. & Saulas G. (2023). Premières nidifications de la Fauvette mélanocéphale (Curruca melanocephala) dans le Puy-de-Dôme (63). Le Grand-Duc 91 : 97-108. • Cavitte G. & Boutrouille C. (2021). Première nidification d’un couple pur de Busards pâles Circus macrourus en France. Ornithos 28-3 : 145-154. • Chaigne A. (2024). L’Oriole de Baltimore Icterus galbula à Ouessant en octobre 2022 : première mention française. Ornithos 31-6 : 386-387. • Chanel S. (2023). Le Tarin des aulnes Spinus spinus, nouvelle espèce nicheuse pour le Rhône. L’Effraie 62 : 20-23. • Chesneau A., Chesneau C. & Béréhouc M. (2024). Important dortoir d’Élanions blancs Elanus caeruleus dans les Deux-Sèvres. Ornithos 31-4 : 224-226. • Choquené G.-L. & Monvoisin M. (2023). Le Balbuzard pêcheur niche en Bretagne. Penn ar Bed 251 : 21-25. • Cowles T. (2024). Un Vautour percnoptère dans le Rhône : deuxième citation départementale depuis 1891. L’Effraie 64 : 24-27. • Cozic E. (2024). Première preuve de la nidification du Circaète Jean-le-Blanc dans le Finistère. Penn ar Bed 255 : 1-6. • D’Adamo C. (2024). 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Citation recommandée : Dubois P.J. & Duquet M. (2026). Notes d’ornithologie française (NOF 5) : partie 2. Post-Ornithos 3 : e2026.02.20.