Notes d’ornithologie française (NOF 5) : partie 1

Par Philippe J. Dubois & Marc Duquet

[NDLR : la seconde partie de cette synthèse sera publiée prochainement et comportera un PDF reprenant l’intégralité de ces cinquièmes notes d’ornithologie française.]

Glaréole à collier, mai 2019, Hérault (© Antoine Joris)

Cette nouvelle mise à jour du Nouvel inventaire des oiseaux de France (NIOF ; Dubois et al. 2008) a pour objet de mettre en valeur les nouveautés avifaunistiques enregistrées depuis la parution de cet ouvrage de référence et des précédentes notes d’ornithologie française (NOF1, NOF2, NOF3, NOF4 ; Dubois et al. 2012, 2014, 2017, 2022). Les espèces de l’avifaune française connaissent en effet de nombreuses modifications : la plupart concernent des réductions d’aire de répartition ou des chutes d’effectifs, mais d’autres sont plus encourageantes (espèces nouvelles pour la France, augmentation d’effectifs ou nouveaux cas de nidification…). À l’instar des précédentes NOF, cette nouvelle synthèse n’a pas la prétention d’être exhaustive, car elle s’appuie presque uniquement sur les informations ayant été publiées (dans des périodiques, des ouvrages ou sur Internet) et sur celles qui ont été spontanément portées à notre connaissance par les observateurs français. Continuez à nous signaler les données nouvelles par rapport au NIOF et aux NOF successives, inédites ou non signalées ici, en les communiquant à  Philippe J. Dubois. Un grand merci par avance !

I-Liste des oiseaux de France : modifications

Les changements apportés à la Liste des oiseaux de France (LOF) depuis les NOF4 concernent l’ordre des familles qui va une nouvelle fois être (profondément) modifié, de même que la nomenclature générique et spécifique de bon nombre d’espèces. De plus, des taxons qui avaient été élevés au rang d’espèce vont de nouveau redevenir des sous-espèces : il n’y aura ainsi plus qu’une seule espèce de sizerin dans le monde, regroupant sous l’appellation Sizerin flammé, aussi bien le Sizerin cabaret que le Sizerin blanchâtre, la Corneille mantelée redevient une sous-espèce de la Corneille noire, etc. (voir Duquet 2025a pour plus de détails). Pour simplifier la consultation des NOF, nous avons toutefois décidé de conserver l’ordre systématique utilisé dans la précédente édition (Dubois et al. 2022).

I-1 Taxons nouveaux pour la LOF

Catégorie A – Depuis 2022, les taxons ci-après ont été ajoutés en catégorie A de la LOF à la suite d’observations récentes en France ou de la révision de données anciennes (l’année indiquée est celle de la première mention acceptée).
• 2015 – Puffin à bec grêle Ardenna tenuirostris (Février et al. 2022)
• 2018 – Pipit de Sibérie Anthus japonicus (Crochet et al. 2021). Taxon précédemment inscrit sur la LOF comme la sous-espèce japonicus du Pipit d’Amérique Anthus rubescens (Dubois et al. 2022) et récemment élevé au rang d’espèce (Doniol-Valcroze et al. 2023).
• 2019 – Inscription des deux sous-espèces de la Fauvette des Balkans Curruca cantillans albistriata et Curruca cantillans cantillans (Pons & la CAF 2024)
• 2021 – Sarcelle élégante Sibirionetta formosa (Dufour et al. 2025)
• 2021 – Océanite de Castro Hydrobates castro (Dufour et al. 2025). Précédemment inscrit sur la LOF au sein du complexe Océanite de Castro/du Cap-Vert/de Monteiro Hydrobates castro/H. jabejabe/H. monteiroi, ce taxon a été ajouté à la LOF sur la base d’un individu porteur d’une balise GPS posée sur l’île de Lanzarote aux Canaries ayant visité les eaux françaises en novembre 2021, comme l’attestent les données de son GPS (Gil-Velasco et al. 2023).
• 2022 – Oriole de Baltimore Icterus galbula (Chaigne 2024)
• 2022 – Busard d’Amérique Circus hudsonicus (Dufour et al. 2025)
• 2023 – Blongios de Sturm Ixobrychus sturmii (Yésou et al. 2024)
• 2023 – Gravelot semipalmé Charadrius semipalmatus (Dufour et al. 2025)
• 2023 – Chevalier de Sibérie Tringa brevipes (Marchal 2024)
• 2023 – Labbe de McCormick Stercorarius maccormicki (Normant & Reyt 2025)
• 2024 – Gallinule africaine Paragallinula angulata (Artieda et al. 2025)
• 2025 – Paruline obscure Leiothlypis peregrina (Gaëtan Guyot et al./Faune France)
• 2025 – Martin-pêcheur d’Amérique Megaceryle alcyon (François Guéguen et Michel Sibéril/Oiseaux rares France, 10/12/2025 ; Duquet 2025b)

Martin-pêcheur d’Amérique, Côtes-d’Armor, décembre 2025 (© Fabrice Jallu)
Traquet de Seebohm, Nord, mai 2019 (© Robin Dérozier)

Par ailleurs, les espèces suivantes sont en attente d’admission en catégorie A de la LOF : Vanneau à tête grise Vanellus cinereus (Var, 2024), Pétrel de Barau Pterodroma baraui (Gironde, 2024), Talève violacée Porphyrio martinica (Charente-Maritime, 2025) et Plongeon du Pacifique Gavia pacifica (Finistère, 2015 ou Côtes-d’Armor, 2026).

I-2 Taxon élevé au rang d’espèce

Traité jusqu’alors comme une sous-espèce du Traquet motteux Oenanthe oenanthe, le Traquet de Seebohm Oenanthe seebohmi a été élevé au rang d’espèce et inscrit en catégorie A de la LOF (Dufour et al. 2024), sur la base d’un mâle observé le 7 mai 2019 à Sailly-lez-Lannoy, Nord (Dérozier 2020).

I-3 Taxons supprimés de la LOF

Après réexamen des cinq données françaises du Garrot d’Islande Bucephala islandica par le CHN, deux seulement restent valides mais ont été placées en catégorie E par la CAF. L’espèce est donc retirée de la LOF (Dufour et al. 2024). De même, toutes les données de Pétrel de Bulwer Bulweria bulwerii ayant été refusées par le CHN après réexamen, l’espèce a également été retirée de la LOF (Dufour et al. 2025).

II-Avifaune française : données nouvelles 

Anseriformes – Anatidae

• CYGNE NOIR Cygnus atratus – Un couple construit un nid le 31 janvier 2018 à l’étang de Canet-Saint-Nazaire (Pyrénées-Orientales) et mène à bien une reproduction (J.-M. Cugnasse et A. Chaillou/Faune-France), de même que les années suivantes.
 
CYGNE CHANTEUR Cygnus cygnus – La population française s’étoffe avec désormais 6 couples nicheurs en Dombes (Ain) et une nouvelle localité, l’étang du Bischwald (Moselle), qui accueille un couple nicheur en 2024. Trois cygnons sont observés avec le couple, mais ils ne sont pas revus après l’âge de trois mois et l’absence temporaire des adultes, qui désertent le site pendant trois semaines…
 
OIE CENDRÉE Anser anser – L’espèce confirme son lent déclin comme hivernante en France, préférant à présent passer l’hiver à des latitudes plus hautes, autour de la mer du Nord et de la Baltique. D’une moyenne de 21100 hivernants pour la période 2011-2015, on est passé à près de 12900 pour celle de 2021-2025 avec même un effectif inférieur à 10000 (9674) en janvier 2025 (Quaintenne 2025).

Oie cendrée, Mayenne, janvier 2024 (© Jean-François Arcanger)

• SARCELLE ÉLÉGANTE Sibirionetta formosa – Un mâle 2e année présent du 19 février au 10 mars 2021 à Oye-Plage (Pas-de-Calais), dans un contexte européen favorable à l’espèce, fournit la première mention de l’espèce pouvant être inscrite en catégorie A de la LOF (Dufour et al. 2025).

CANARD COLVERT Anas platyrhynchos – Un déclin modéré du nombre d’hivernants est noté depuis le début des années 2010, avec 201000 individus en janvier 2025. Au cours de la période 2006-2015, ses effectifs variaient entre 290000 et 300000 individus (Quaintenne 2025).
 
CANARD SOUCHET Spatula clypeata – Avec la Sarcelle d’hiver Anas crecca, le Canard souchet est l’une des espèces de canards de surface dont les effectifs hivernants montrent une tendance à la hausse depuis le début des années 2010. Alors que la moyenne nationale ne dépassait pas 36000 oiseaux au début du XXIe siècle, elle est de 54600 pour la période 2021-2025, avec un effectif record de 65100 individus en janvier 2025 (Quaintenne 2025).
 
NETTE ROUSSE Netta rufina – Deux couples ont niché en 2022 et un autre en 2023 dans le Nord–Pas-de-Calais, nouvelle région colonisée par l’espèce après celles, récemment, de Picardie, Bourgogne, Normandie, Auvergne et Sologne (Boutilleux 2024). Dans le Limousin, l’espèce se reproduit depuis 2020 en Creuse, avec peut-être jusqu’à 5 couples en 2022 (Quentin Giraud). 
 
FULIGULE NYROCA Aythya nyroca – L’espèce a niché chaque année en France depuis 2018, mais de façon sporadique et en effectifs réduits (maximum de 8-11 couples en 2022), seules la Creuse et la Dombes ayant accueilli des couples régulièrement (Quaintenne et al. 2024, 2025). À noter un groupe de 31 individus en mer devant Ajaccio (Corse) le 15 mars 2022 (B. Recorbet/Faune-Corse), certainement un record français, et de 19 individus dans le marais de Capitello, près d’Ajaccio le 18 mars 2024 (J. Artieda in litt.). Avec le lac du Bourget (Savoie), la Corse est sans doute le principal site d’hivernage de cette espèce en France.

Fuligules nyrocas, Corse, mars 2024 (© Jacques Artieda)

FULIGULE MILOUIN Aythya ferina et FULIGULE MORILLON Aythya fuligula – Ces deux espèces sont en déclin continu en hiver en France, depuis les années 2010 pour le Milouin et 2000 pour le Morillon. Ce déclin est de l’ordre de 4% par an pour la période 2014-2025. Après un maximum de près de 84500 oiseaux pour la période 2001-2005, le nombre moyen de Fuligules milouins hivernants est tombé à un peu moins de 50000 de 2021 à 2025. Pour le Fuligule morillon, l’effectif est passé de 46700 individus pour la période 2001-2005 à 28000 pour 2021-2025 (Quaintenne 2025). La baisse d’effectif de ces deux fuligules est générale en Europe de l’Ouest, et même plus à l’est pour ce qui concerne le Milouin (Nagy & Langendoen 2023).

• FULIGULE MILOUINAN Aythya marila – Attendue, hélas, depuis quelques années, la disparition du principal noyau d’hivernage français de l’espèce, à savoir l’estuaire de la Vilaine (Morbihan), s’est produite au cours de l’hiver 2024-2025, durant lequel aucun oiseau n’a été observé sur le site (Dubois & Gélinaud à paraître). 

Fuligule milouinan, mâle, Islande, juin 2017 (© Fabrice & Laurent Desage)

• EIDER À DUVET Somateria mollissima – La population nicheuse de l’île Dumet (Loire-Atlantique) est en forte augmentation, passant de 6-7 couples en 2023 à 19-27 en 2024, suite à la mise en protection de l’île en période nuptiale. Plus au nord, une nidification infructueuse a été notée aux Sept-Îles (Côtes-d’Armor) ainsi que la présence de quelques couples en mai-juin 2024 à Saint-Marcouf (Manche) où la reproduction est possible (Quaintenne 2025 et in litt.). De même, une femelle accompagnée d’un poussin a été vue sur l’étang de Berre à Martigues (Bouches-du-Rhône) en mai 2024 (F. Pawlowski/Faune PACA).

• GARROT À ŒIL D’OR Bucephala clangula – À l’image du Fuligule milouinan, le Garrot à œil d’or connaît lui aussi un déclin prononcé de ses effectifs hivernaux en France. Ainsi, le nombre moyen d’hivernants était de 2390 individus pour la période 2001-2005, réduits à 1345 pour 2016-2020 et 767 pour 2021-2025. Depuis 2014, le déclin annuel est de 10% (Quaintenne 2025). Aujourd’hui, les effectifs se concentrent essentiellement dans l’est du pays – Alsace, Champagne humide, étangs de Lorraine. En Bretagne, notamment dans le Morbihan, où l’on comptait jusqu’à 600 oiseaux dans le golfe du même nom en 2003, il ne reste aujourd’hui que quelques individus en hiver (Dubois & Gélinaud, à paraître).

HARLE BIÈVRE Mergus merganser – L’espèce poursuit sa progression dans le sud des Alpes, avec une première reproduction dans les Alpes-de-Haute-Provence, où une famille a été vue à Sisteron fin juin 2022 (G. Aubin/Faune PACA) et de nouveau en juillet 2025 (C. Luciano/Faune PACA).

• HARLE HUPPÉ Mergus serrator – Encore une espèce de canard marin dont les effectifs hivernaux ont fondu au fil des décennies. Il y avait plus de 4000 hivernants durant la période 2001-2005, pour seulement 1960 au cours de la période 2021-2025, soit une baisse annuelle de 5,8% depuis 2014 (Quaintenne 2025). Les grands sites bretons (golfe du Morbihan, rade de Brest), qui accueillaient alors plus de 1000 individus, n’en hébergent en 2025 plus que 372 et 140 respectivement.

Apodiformes – Apodidae

• MARTINET PÂLE Apus pallidus – Expansion récente de l’espèce vers le nord, avec la découverte de plusieurs cas de nidification dans l’est de la France – 2 couples à Besançon (Doubs) et une colonie de 18 nids à Lyon (Rhône) en 2023 (Piqué & Mokuenko 2023).
 
• MARTINET CAFRE Apus caffer – Premiers cas de nidification de l’espèce en France, dans le nord de la Corse, où un couple a niché avec succès en 2022 en Balagne, tandis que deux autres nids d’Hirondelles rousselines occupés par des Martinets cafres étaient découverts (Seguin 2023). En 2023, trois couples nicheurs furent de nouveau observés dans cette région (Seguin et al. 2024), mais il n’y en avait que deux en 2024 et un seul en 2025 (Seguin et al. 2025). À Minerve (Hérault), le stationnement d’un individu a été noté en 2022 (8 juillet-12 août), 2023 (22 juin-13 août), 2024 (15 juillet-11 août) et 2025 (18 juin-10 août), mais il est resté hélas solitaire…

Martinet pâle, Hérault, septembre 2017 (© Gilles Balança)
Martinet cafre, Hérault, juin 2023 (© Titouan Roguet)
Columbiformes – Columbidae

• PIGEON COLOMBIN Columba oenas – Le 4 novembre 2024, un dortoir regroupant au moins 12800 individus a été observé dans la réserve naturelle régionale du marais de la Vacherie (Vendée), ce qui représente vraisemblablement un nouveau record pour la France (Ornithomedia, 21/01/2026).

Gruiformes – Rallidae

• GALLINULE AFRICAINE Paragallinula angulata – Un immature a stationné du 6 au 12 mars 2024 à proximité d’Ajaccio (Corse), fournissant la première mention française de cette espèce originaire d’Afrique subsaharienne (Artieda et al. 2025).

• TALÈVE VIOLACÉE Porphyrio martinica – Un individu trouvée mort à Châtelaillon-Plage (Charente-Maritime) le 7 février 2025 (obs. Martine Ribert) fournit la première mention française de l’espèce (Duquet 2025d).

TALÈVE D’ALLEN Porphyrio alleni – Un individu a été trouvé mort à Balaruc-les-Bains (Hérault) le 3 janvier 2026, fournissant la 5e donnée française de l’espèce, après celles du Var (décembre 1895), d’Ille-et-Vilaine (décembre 1951), de Camargue (entre 1978 et 1980) et de Vendée (janvier 1991).
 
• MAROUETTE DE BAILLON Zapornia pusilla – En 2021, un suivi effectué en période de reproduction a permis la détection de petits noyaux de chanteurs en France, avec un total culminant à 26-30 chanteurs, principalement dans les Landes (marais d’Orx), en Brenne (Indre) et secondairement dans la Somme, l’Hérault et la Loire-Atlantique (Quaintenne et al. 2024). Comme en 2021 (13 chanteurs), l’espèce a de nouveau été notée en 2022 dans le marais d’Orx (Landes), où 10 chanteurs ont été contactés (Cazaban & Lesclaux 2024). En 2025, c’est au bord de l’étang de Canet-Saint-Nazaire (Pyrénées-Orientales) qu’un couple a niché, comme ce fut déjà le cas en 2005 et 2019 (C. Navarro/Ornithomedia, 3/09/2025).

Gallinule africaine, Corse, mars 2024 (© Thomas Dagonet)
Grèbe à cou noir, Brenne, juin 2013 (© Alain Frémond)
Podicipediformes – Podicipedidae

• GRÈBE À COU NOIR Podiceps nigricollis – Tentative de reproduction en Creuse en 2020 avec 7 nids, malheureusement sans suite (Quentin Giraud). En France, l’hivernage de l’espèce montre une diminution prononcée : l’effectif est ainsi passé de 12 000 individus au cours de la période 2001-2010 à moins de 5000 pour la période 2021-2025 (Quaintenne 2025). 

Phoenicopteriformes – Phoenicopteridae

• FLAMANT ROSE Phoenicopteurs ruber – La population hivernant en France était de 55260 individus en janvier 2025 (Quaintenne 2025). En juin 2024, une petite colonie (12 nids) s’est installée sur une digue de l’étang de Capestang (Hérault). Des œufs ont été pondus dans au moins quatre d’entre eux et deux ont été couvés entre le 6 et le 19 juin. Mais le 24 juin les nids étaient désertés, sans qu’aucune trace de dérangement ou de prédation n’ait pu être relevée. La colonie semble avoir été désertée en raison de la baisse rapide des niveaux d’eau. L’étang de Capestang est de plus en plus fréquenté par les Flamants roses, en été comme en hiver, avec jusqu’à 600-700 au mois de mai, à une époque où les adultes devraient être sur les colonies, et un record hivernal de 2620 individus à la mi-janvier 2026. Il est donc vraisemblable que d’autres tentatives de reproduction auront lieu quand les niveaux d’eau le permettront (Antoine Joris, in litt.). 

Charadriiformes – Haematopodidae

• HUÎTRIER PIE Haematopus ostralegus – Alors qu’elle ne se reproduisait plus en Loire-Atlantique depuis 1997, l’espèce niche de nouveau sur l’île Dumet à partir de 2015 et dans l’estuaire de la Loire en 2017 (Fonteneau et al. 2018).

Charadriiformes – Recurvirostridae

• AVOCETTE ÉLÉGANTE Recurvirostra avosetta – La campagne de suivi des Avocettes élégantes séjournant en France a permis de dénombrer 22887 individus en janvier 2024 et de 21937 individus en janvier 2025 (R. Mahéo & S. Le Dréan-Quénec’hdu/Wetlands International). La répartition par façade maritime confirme la prédominance du littoral atlantique, où transitent 64 à 87% des oiseaux, devant le littoral méditerranéen (13-31% des effectifs), tandis que la fréquentation des côtes de la Manche est faible (0,4-6,3%).

Charadriiformes – Charadiidae

• VANNEAU À TÊTE GRISE Vanellus cinereus – Un adulte a été photographié en vol à La Garde (Var) le 30 octobre 2024, mais n’a pas été retrouvé (P. Roux/Faune France). L’identification ne fait aucune doute et si l’origine sauvage de cet oiseau est validée par la CAF, il fournira la première mention française de cette espèce, originaire du nord-est de la Chine.
 
• GRAVELOT SEMIPALMÉ Charadrius semipalmatus – Un adulte présent à Ouessant (Finistère) du 26 septembre au 3 octobre 2023 (T. Dagonet/Faune France) fournit la première mention française de l’espèce. La précédente donnée obtenue en 2012 en Loire-Atlantique (Reeber 2015) a été retirée de la LOF à la demande de l’observateur (Dufour et al. 2025).

Charadriiformes – Scolopacidae

• CHEVALIER DE SIBÉRIE Tringa brevipes – Un individu de 1er cycle a stationné du 12 au 26 février 2023 au bord de l’étang de Thau, sur les communes de Frontignan et Balaruc-les-Bains (Hérault), fournissant la première mention française de cette espèce originaire de l’Extrême-Orient russe (Marchal 2024).

Chevalier de Sibérie, Hérault, février 2023 (© Thomas Perrier)
Charadriiformes – Glareolidae

• GLARÉOLE À COLLIER Glareola pratincola – La population nicheuse française a le vent en poupe avec 130 couples depuis 2022 et 223 en 2024, ce que confirme la découverte d’un couple nicheur dans l’Aude en 2025 (Clément 2026).

Charadriiformes – Laridae

• GOÉLAND PONTIQUE Larus cachinnans – Effectif record de plus de 250 individus (!) à Éteignières (Ardennes) le 11 décembre 2025 (Christophe Durbecq et Dany Sevenol/Faune France). Il s’agit du meilleur site français en hiver pour cette espèce en progression à cette période. Le Goéland pontique niche déjà aux Pays-Bas, non loin de l’Hexagone : à quand la première reproduction française ?
 
• STERNE CAUGEK Thalasseus sandvicensis – Suite à l’échec massif de la reproduction 2019 dans la colonie du banc d’Arguin (Gironde), sans doute sous la pression exercée par quelques goélands, les effectifs se sont effondrés et l’espèce a déserté le site. La colonie qui comptait 2900-3200 couples en 2017, n’en abritait plus que 800 en 2023 et aucun depuis 2022 (G. Quaintenne, in litt.).

Charadriiformes –Stercoraridae

• LABBE DE MCCORMICK Stercorarius maccormicki – Un individu de 1er cycle a été observé et photographié le 3 septembre 2023 en baie d’Audierne (Finistère), fournissant la première mention française de cette espèce originaire de l’Antarctique (Normant & Reyt 2025). Depuis cette date, au moins deux autres mentions ont été obtenues en Bretagne.

Charadriiformes – Alcidae

• GUILLEMOT DE TROÏL Uria aalge – La population française atteint un record (contemporain) avec 1226-1379 couples en 2024, essentiellement présents en Bretagne Nord, dans les Côtes-d’Armor (1023-1166 au cap Fréhel et 155-159 aux Sept-Îles) et en Ille-et-Vilaine (43-49 à Cézembre), auxquels s’ajoutent quelques couples dans le Finistère (4 au cap Sizun et 1 à Camaret).
 
• PINGOUIN TORDA Alca torda – Présence exceptionnelle d’un individu dans la réserve naturelle de l’étang d’Amel, en Meuse, du 27 au 30 octobre 2025, à plus de 300 km de la côte la plus proche ; la précédente observation de l’espèce en Lorraine remonte au XIXe siècle (Raphaël Jilet, in litt.). Avec 233-265 couples en 2024, la population nicheuse française, répartie sur trois sites, le cap Fréhel (115-132) et l’archipel des Sept-Îles (102-104) dans les Côtes-d’Armor, et Cézembre, en Ille-et-Vilaine (16-29), poursuit sa progression, amorcée en 2010.
 
• MACAREUX MOINE Alca torda – L’espèce n’a plus niché sur l’île Keller, au nord d’Ouessant (Finistère) depuis 2023, et ses effectifs (83-112 couples en 2024) sont donc tous concentrés aux Sept-Îles (Côtes-d’Armor).

De haut en bas, Guillemots de Troïl, Pingouins tordas et Macareux moines, Côtes-d’Armor, mai 2015 (© Armel Deniau)
Gaviiformes – Gaviidae

• PLONGEON DU PACIFIQUE Gavia pacifica – Un adulte trouvé à Penvénan (Côtes-d’Armor) le 17 janvier 2026 (A. Mauss/Faune France) constitue la première mention de l’espèce en France, mais une donnée plus ancienne pourrait lui voler la vedette, un individu typique ayant été photographié à Logonna-Daoulas (Finistère) le 6 décembre 2015 (P.J. Dubois, à paraître).

Procellariiformes – Oceanitidae

• OCÉANITE DE WILSON Oceanites oceanicus – Cet océanite s’observe désormais (depuis 2015 principalement) de manière régulière sur les côtes atlantiques françaises, avec probablement plusieurs dizaines d’oiseaux chaque année, principalement de début juillet à fin septembre (Faune France et obs. PJD)

Procellariiformes – Hydrobatidae

• OCÉANITE CULBLANC Oceanodroma leucohoa – Un très gros afflux a eu lieu en novembre 2022 sur la côte atlantique française, du sud du Finistère à la frontière espagnole (Blat et al. 2023), des regroupements d’oiseaux ayant été particulièrement notés autour du bassin d’Arcachon (Gironde), dans le secteur des pertuis charentais (Charente-Maritime), ainsi qu’autour de la presqu’île de Quiberon (Morbihan). Il est difficile d’estimer le nombre d’oiseaux impliqués dans cet afflux, mais il est très certainement de l’ordre de plusieurs milliers, comme en témoignent ces 3444 individus dénombrés le 20 novembre au cap Ferret (Trektellen). Les précédents afflux massifs de cet océanite sur le littoral ouest-européen datent de novembre 1952 (Boyd 1954), décembre 1978 (Doumeret 1979-1980), janvier 1988 (Desmots 1988), décembre 2006 et fin novembre 2009 (Cadiou 2022).

Océanite de Wilson, Madère, août 2015 (© Élise Rousseau)
Océanite culblanc, Charente-Maritime, novembre 2023 (© Bruno Bayou)
Procellariiformes – Procellariidae

• PÉTREL DE BARAU Pterodroma baraui – Un individu présentant les caractéristiques de cette espèce originaire de l’océan Indien a été photographié au large de Lège-Cap-Ferret (Gironde) le 10 octobre 2024 (G. Rey/Faune France). Si cette donnée était validée par le CHN, elle constituerait la première mention française, mais aussi ouest-paléarctique de ce pétrel.

• PUFFIN DE SCOPOLI Calonectris diomedea – Ce taxon nicheur en Méditerranée et s’aventurant dans l’Atlantique Sud en période postnuptiale s’observe désormais régulièrement, quoique en très petit nombre, sur les côtes atlantiques françaises, de la frontière espagnole à la Bretagne (de Montaudouin et al. 2024)
 
• PUFFIN CENDRÉ Calonectris borealis – Un individu originaire des Açores (oiseau bagué) découvert le 30 août 2025 sur le lac de Maine, à Angers-Bouchemaine (Maine-et-Loire) constitue seulement la quatrième mention française de l’espèce à l’intérieur des terres (Duquet 2025c). Les précédentes sont les suivantes : un individu tué à Vaulx-en-Velin (Rhône) à l’automne 1909, un individu observé sur le lac du Der (Marne) le 25 octobre 1978 et un individu affaibli à Saint-Affrique (Aveyron) le 17 juillet 2021 (Dubois et al. 2008, Faune France).
 
• PUFFIN À BEC GRÊLE Ardenna tenuirostris – Un individu observé le 7 août 2020 dans le Mor Braz, au large du Morbihan, a permis l’identification rétroactive d’un autre oiseau photographié le 9 septembre 2015 en baie de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor), qui constitue la première mention française de cette espèce originaire du sud-est de l’Australie et de Tasmanie (Février et al. 2022, Carboneras et al. 2020).
 
• PUFFIN MAJEUR Ardenna gravis – Afflux remarquable au cours de l’été et l’automne 2022 en Bretagne : plusieurs centaines d’individus sont notés dès la mi-août dans le Finistère Sud. En septembre, des oiseaux pénètrent dans la Manche et l’espèce est observée régulièrement à Brignogan (Finistère) du 26 septembre (700 individus) au 28 novembre, avec un maximum de 2300 oiseaux le 6 octobre, et jusque dans les Côtes-d’Armor (près de 1300 le 8 octobre) et à l’ouest du Cotentin. Dans le Finistère, des centaines d’individus stationnent en octobre au large de Sein et d’Ouessant, où un passage de plus de 4300 oiseaux est noté le 1er novembre (Faune Bretagne).

Puffin majeur, Finistère, août 2020 (© Philippe J. Dubois)
 Puffin yelkouan, Morbihan, juillet 2024 (© Arnaud Le Nevé)
Puffin yelkouan, Morbihan, juillet 2025 (© Philippe J. Dubois)

• PUFFIN YELKOUAN Puffinus yelkouan – Pendant longtemps, on a suspecté la fréquentation des eaux atlantiques françaises en très petit nombre par ce taxon, ce qui a été confirmé depuis le début des années 2020 avec les premières données circonstanciées par des photos. L’espèce s’observe surtout en Bretagne, dans les groupes de Puffin des Baléares Puffinus mauretanicus et à l‘unité (Faune Bretagne).

Ciconiiformes – Ciconiidae

• CIGOGNE BLANCHE Ciconia ciconia – Premiers cas de reproduction de l’espèce en Île-de-France et dans le Rhône en 2024, avec un couple nicheur dans la vallée de la Marne, Seine-et-Marne (Laporte 2024), et un à Arnas, en val de Saône (Combe 2024). En constante augmentation en France (+160% depuis 2012), la population nicheuse était estimée entre 5950 à 6100 couples en France en 2023 (Dupuy et al. 2025). De même, les effectifs hivernants continuent de progresser, passant de moins de 500 individus avant 2010 à plus de 2400 au cours de la période 2021-2025, avec un maximum de 3284 oiseaux en 2025 (Quaintenne 2025).
 
• CIGOGNE NOIRE Ciconia nigra – Première nidification en Île-de-France en 2025, un couple ayant élevé avec succès trois jeunes en forêt domaniale de Villefermoy (Seine-et-Marne), à une soixantaine de kilomètres au sud-est de Paris, dans un nid repéré en 2024, mais alors inoccupé (PieVerteBio77, 6/08/2025). Nicheuse en France depuis les années 1970 – en Indre-et-Loire en 1973 (Duquet 1995), dans le Jura en 1974 (Loiseau 1977) et en Bourgogne en 1975 (Ferry 1992) –, la Cigogne noire était présente dans 33 départements en 2024 et la population nicheuse française estimée à 75 couples en 2022 (Brouillard & Boutteaux 2024).

Cigogne noire, Mongolie, juillet 2016 (© Élise Rousseau)
Suliformes – Phalacrocoracidae

• GRAND CORMORAN Phalacrocorax carbo – Première reproduction en Creuse en 2020 (1 nid) et 25 couples recensés en 2022 (Quentin Giraud).
 
• CORMORAN PYGMÉE Microcarbo pygmaeus – Deux petits afflux de Cormorans pygmées se sont produits dans l’est de la France en 2021 et 2023, avec respectivement 13-14 individus au nord des Alpes, en lien avec l’arrivée de dizaines d’immatures en Allemagne en août 2021, et quelque 46 oiseaux entre la fin juillet et novembre 2023 (Duquet 2023). Depuis lors, l’espèce est présente en permanence en petit nombre dans la moitié orientale de la France (région lyonnaise, basse vallée du Doubs, cours du Rhin), et une première nidification a été constatée en 2024 en Dombes (Crouzier 2025a, 2025b).

Cormoran pygmée, Bas-Rhin, août 2023 (© Olivier Steck)

[La seconde partie de cet article concernera les textes relatifs aux Pelecaniformes, Accipitriformes, Strigiformes, Coraciiformes, Piciformes, Falconiformes, Psittaciformes et Passeriformes.]

Références : • Artieda J., Galewski T., Recorbet B. & Armani F. (2025). Première mention française de la Gallinule africaine Paragallinula angulataOrnithos 171 : 28-35. • Blat Y., Dubois P.J. & Duquet M. (2023). Afflux d’Océanites culblancs Oceanodroma leucorhoa en France à l’automne 2022. Ornithos 30-1 : 42-50. • Boutilleux B. (2024). La Nette rousse Netta rufina nicheuse dans le Nord et le Pas-de-Calais en 2022 et 2023. Alauda 92(2) : 183-186. • Boyd H. (1954). The “wreck” of Leach’s Petrels in the autumn of 1952. British Birds 47 : 137-163. • Brouillard B. & Boutteaux J.-J. (2024). Extension de la Cigogne noire (Ciconia nigra) en France depuis 50 ans. Revue forestière française 75(3) : 197-206. • Cadiou B. (2022). Océanite culblanc. In Dupuy J. & Sallé L. (coord.), Atlas des oiseaux migrateurs de France. Volume 1 : des Phasianidés aux Procellariidés. LPO/MNHN. Mèze, Biotope Éditions : 508-509. • Carboneras C., Jutglar F. & Kirvan G.M.(2020). 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Le Cormoran pygmée a très probablement niché en France en 2024. L’Effraie 70 : 11-14. • de Montaudouin A., Rey G., Jouandoudet F. & Dumeau B. (2024). Puffins cendré Calonectris borealis et de Scopoli C. diomedea au large du bassin d’Arcachon (Gironde). Ornithos 31-6 : 329-343. • Dérozier R. (2020). Première mention du Traquet de Seebohm Oenanthe oenanthe seebohmi pour la France. Ornithos 27-5 : 341-343. • Desmots D. (1988). Un important mouvement de Pétrels culblanc Oceanodroma leucorhoa en janvier 1988 aux Sables-d’Olonne. La Gorgebleue 8 : 33-35. • Doniol-Valcroze P., Coiffard P., Alström P., Robb M., Dufour P. & Crochet P.A. (2023). Molecular and acoustic evidence support the species status of Anthus rubescens rubescens and Anthus [rubescens] japonicus (Passeriformes: Motacillidae). Zootaxa 5343 : 173-192. • Doumeret A. (1979-1980). 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Merci à Lucas Benaiche, Quentin Giraud, Raphaël Jilet, Jean-Michel Dramard, Antoine Joris et plus spécialement Frédéric Veyrunes pour les données complémentaires qu’ils nous ont communiquées.

Citation recommandée Dubois P.J. & Duquet M. (2026). Notes d’ornithologie française (NOF 5) : 1re partie. Post-Ornithos 3 : e2026.01.26.